Humeur du jour

Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /2009 19:27

C'était le premier réveillon de Noël que je passais sans aucun membre de ma famille. Même pas mes enfants, de quoi me donner envie de me mettre la tête dans le four, à la place de cette pauvre dinde.
Finalement, l'hôtesse de ma jument se trouvait dans la même situation que moi, et nous avons décidé d'unir nos tristes solitudes pour en faire quelque chose de beaucoup plus drôle. Et ce fut une réussite.
Etre si près de ma Shamine, ce n'était pas comme avoir mes enfants, et en plus, elle ne sait même pas chanter "Vive le vent", mais ça m'a mis un peu de baume au coeur. Par contre, elle hennit très bien lorsqu'elle voit arriver son cadeau de Noël : un seau rempli de rondelles de carottes et de morceaux de pomme, ça lui faisait très bien, même si mon présent n'était pas emballé.
Rondes comme des queues de pelle, nous avons rigolé comme des bossues. Il fallait au moins ça, parce que nous avons trop mangé aussi. Entre nos souvenirs de guerre et nos plans sur la comète, la soirée est passée sans un voile de chagrin.
Dans ces brumes alcoolisées, je n'ai pas bien réalisé sur le coup. Mais si mon hôtesse recevait des sms plein de bons voeux de la part de sa famille, ou des coups de téléphone, mon portable n'a reçu que les témoignages d'affections de la part de mes amis. Ma famille, silence radio. Pourtant, j'en ai bien une, avec une soeur qui s'inquiétait de mon spleen réveillon-sans-enfants.
Rançon de la liberté de penser surement, si vous n'êtes pas dans le moule, vous n'êtes plus rien.  Heureusement que je n'y étais pas hier soir, je me serais retrouvée pire que l'année dernière où je n'avais eu qu'un petit cadeau à déballer quand les autres ne savaient plus quoi faire des emballages. Comme d'habitude, j'ai sentit un soutien indéfectible de leur part tellement touchant que j'ai préféré prendre la fuite après avoir déposé mes cadeaux, avant de me sentir complètement humiliée.
Quand je le dis : j'adôoore les fêtes de famille, je sens vraiment que je compte pour quelque chose dans cette smala !

Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 21:00
La fin de l'année est le plus souvent synonyme de réjouissances, d'excès en tout genre (nourriture, alcool, argent dépensé, abattage de forêts entières ...), mais c'est aussi l'époque des listes. L'inévitable requête auprès du Père Noël, la liste des courses pour le repas de famille, celle des invités pour le réveillon, et enfin, la plus aléatoire puisqu'elle est souvent celle qui passera à la trappe : la liste des bonnes résolutions.
Je ne sais pas pourquoi on attend la fin d'une année, une date sur un calendrier pour dresser un bilan, mais c'est comme lorsqu'on valide son bulletin d'Euromillion : pendant quelques jours on rêve de soi ... en mieux. Forcément c'est intenable comme challenge !
Mais l'année dernière, dans ma liste au père Noël, il y avait des indices sur les bonnes résolutions que je comptais prendre, et finalement, j'ai réussi à en tenir au moins une ! Belle performance ...
Alors juste pour le plaisir, j'en fais une pour 2010, et ce blog sera le témoin qui viendra titiller ma culpabilité.

1 : je voulais perdre 12 kilos pour être présentable et ressembler à autre chose qu'à une baleine échouée sur un rivage, victime d'une désorientation due au trou dans la couche d'ozone. Bon, ben j'ai gagné, mais à moins 16 maintenant, je vais prendre la bonne résolution d'arrêter d'oublier de manger quand mes enfants ne sont pas là. Parce qu'à ce rythme, je vais être obligée de recommander un dressing ...

2 : la marche me fait un bien fou, donc il faudrait que je reprenne la cadence de deux randonnées par semaine. Bon, ça ne va pas beaucoup m'aider à reremplir mes jeans d'accord. Mais c'est ça qui est bien avec les bonnes résolutions. Vu qu'on ne les tient pas, on peut mettre n'importe quoi.

3 : essayer le yoga, la méditation zen, le taï chi ou j'sais pas trop quoi, mais arrêter de me mettre la rate au court bouillon pour un oui ou pour un non.

4 : trouver ma nouvelle orientation professionnelle, parce que "longue maladie", ce n'est pas super fun comme carrière. Et puis j'ai peur qu'un jour, à la question "profession des parents ?" mes enfants ne sachent pas quoi répondre au sujet de leur mère. "Assistante malade", ça vous dévalorise tout de suite un statut.

5 : Me remettre à niveau en équitation. Car hélas, j'ai beaucoup perdu et l'ensemble des parties de mon corps concernées se plaignent vivement après chaque reprise. J'ai bien peur que quelques unes se syndiquent et me collent un piquet de grève. Si ce n'est pas la jument qui dépose plainte pour mauvais traitement avant.

6 : Ecrire au moins un ou deux chapitres de "mon" roman. Même si je ne connais pas encore la fin de l'histoire, il y a déjà pas mal à raconter sur le début.

7 : M'acheter une glace où je me vois en pied, et qui parle (pff vraiment n'importe quoi !). Mais si ça existait, je pourrais enfin me rendre compte de l'image que j'envoie aux autres. Cela éviterait surement beaucoup de malentendus ( rien à voir avec mon handicap !) et m'éviterait surement de tenter des aventures sentimentales vouées à de très déplaisants échecs.

8 : Une que je n'ai jamais réussi à tenir, mais cette fois on ne sait jamais : gérer correctement mon budget ( bon cette année, j'ai réussi à faire des économies en faisant quand même du grand n'importe quoi, alors je suis en droit d'espérer faire encore mieux) et maintenir ma maison propre et en ordre ... Autant le dire : l'Everest sans oxygène !

9 : La dernière et peut-être la seule que je tienne vraiment à tenir : continuer d'être la super maman que je suis devenue aux yeux de mes deux trésors et maintenir cet ordre et cette paix relative dans nos retrouvailles hebdomadaires.

Une dixième serait celle de trop. Le défi est lancé, et bon, entre le "j'sais pas trop quoi " et la glace qui parle, je ne me rends évidemment pas la tâche facile. Bilan fin 2010, j'aurai 40 ans et si j'ai échoué, je fais ma crise de la quarantaine promis ! (vu la taille de la crise d'ado, j'espère que celle de la quarantaine sera plus sobre ...)
Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 20:13

Ceux qui ont suivi ce blog depuis sa naissance ont pu lire avant un tsunami effaceur plein de rage, que l'année dernière,  j'avais, comme les enfants, fait consciencieusement ma liste destinée à cette légende qui nous rend consomaniac les deux derniers mois de l'année.
L'année dernière donc, ma liste se présentait comme ça :

- Un agenda avec plein de dates retenues pour des fêtes avec mes amis, des sorties sympas, des grandes messes familiales , des rendez vous chez le coiffeur (et non pas à l'hosto, ça me changerait un peu d'atmosphère) et des journées surprises mais agréables.
 - Une baguette magique qui ferait disparaître d'un seul coup d'un seul les douze kilos qui s'acharnent à me coller sur les fesses
- Un petit manuel du meurtre parfait. Qu'avec ça, même les experts de Miami et super Grisom ne me retrouveront pas une fois mon forfait accompli
- Le dressing d'Eva Longorria ( mais à ma taille)
- Un cheval, un vrai, pas un qui redevient souris une fois sonnés les douze coups de minuit .
- Douze paires de nerfs supplémentaires pour rester zen en toute circonstance.
- Deux semaines aux Seychelles dans un bungalow les pieds dans l'eau ...
- Une encyclopédie sur "comment aimer Caroline"
- un ticket gagnant de la super cagnotte de l'Euromillion
- 10 points de plus sur mon test de Qi
- 10 minutes de bonheur par jour pendant l'année 2009. En gros, que 2009 soit nettement moins pourrie que 2008. Ce serait peut-être suffisant pour me réconcilier avec la vie. 
Et part le cheval et le dressing, tout devait tenir dans le traîneau !

Bilan, j'ai eu : l'agenda, la baguette magique ( bon, ça s'appelle le sport et ça ne marche pas d'un seul coup d'un seul), le cheval et le dressing (presque le même que celui d'Eva).

Et là je dis qu'avec ce pourcentage de voeux exhaussés, je pourrais presque penser qu'il existe le gros bonhomme qui fait "hohoho".




Donc cette année je réitère, on ne sait jamais. Alors pour Noël 2009 j'aimerais avoir :



- Puisque le meurtre n'est pas admis par le père Noël, pourrais-je avoir au moins cette année 2010, un avocat compétent et un juge compréhensif qui pourraient mettre fin à mes déboires juridico-divorço-liquido-garde alterno-cassebonbons ?
- Un boulet antérieur droit tout neuf pour ma jument et une selle pour pouvoir monter dessus.
- Un zeste de courage, de lucidité et d'intelligence pour ne plus reproduire inlassablement les mêmes erreurs
- Un beau voyage, peu importe la destination, qu'elle soit géographique ou intellectuelle.
- Une recette magique pour améliorer ma self-estime. Je deviendrais peut-être "aimable" (pour écrire propre).
- Une poursuite de la nouvelle complicité que j'ai avec ma progéniture sur cette agréable et reposante lancée.
- Un décret pour que les établissements de santé résilient l'ensemble des abonnements de la famille. En clair, qu'on en finisse avec les tuyauteries qui s'encrassent, les cailloux qui s'entassent, les crabes qui se prélassent, les escabeaux qui se ramassent, et les esprits qui se lassent.
- Et pour finir, car ça m'arrangerait bien quand même : le fameux ticket gagnant. Mais ça, vu l'ampleur de la crise économique mondiale, je pense que je  ne suis pas la seule à faire ce voeux pieu et le père Noël va sûrement être en rupture de stock..

Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 23:00

Je tombe des nues. Il y a deux possibilités : ou je suis complètement réac et bonne à coller au panthéon des femmes de la vieille école, ou alors, je débute un Alzheimer et je ne me souviens plus qu'un enfant, c'est parfois terriblement cruel et très irrespectueux.
Je lis sur le visage des deux miens comme dans un livre ouvert (et j'en lis beaucoup). Je sais à la sortie de l'école s'ils ont passé une bonne ou mauvaise journée, s'ils sont fatigués ou malade avant même de déposer mes lèvres sur leur front, si quelque chose les tracasse (maintenant, je comprends mieux pourquoi j'avais l'impression que ma mère m'avait collé un espion sur le dos toute la journée !).
Ma fille par exemple, sort de classe avec une barre qui lui coupe le front en deux,  une humeur de dogue mais répond à ma question "bonne journée ?" par l'affirmative avec un air détaché. Et là tout de suite, je sais que ça ne va pas être bon, mais alors pas bon du tout ... En général l'exaspération monte crescendo au fur et à mesure de la soirée et elle finit par exploser comme une grenade dégoupillée sous prétexte que " cet espèce de sale bouton de veste ne veut pas s'attacher !!"
Pour avoir dû intervenir de façon musclée afin qu'elle ne s'automutile pas ou ne flanque son verre dans la tête de son frère, je désamorce très rapidement la bombe en imposant le dialogue.
Dernier motif de son exaspération : le comportement de deux élèves de sa classe. La première étant une "copine" qui s'impose plus ou moins dans le duo qu'elle forme avec une autre camarade, fille de divorcée elle aussi (forcément, ça créer des liens) et le deuxième étant un élève de sa classe qu'elle doit supporter depuis 10 jours car elle a été malchanceuse au tirage au sort imposé par son institutrice. Ce dernier permettant une rotation de voisinage.
La première donc, l'avait constamment interrompue en parlant pour ne rien dire dès que ma fille ouvrait la bouche, lui laissant la cruelle impression de "ne compter que pour de la crotte", bref de ne pas mériter qu'on l'écoute. C'est donc vraiment dans l'air du temps, même chez les enfants, d'écraser, de dévaloriser l'autre pour se donner l'impression d'être quelqu'un ? Ou est ce le syndrome de victime de pervers narcissique qui se transmet de mère en fille ? Ou encore, son père l'aurait-il déjà mise en condition ? Malheureusement, un peu des trois je crois. Il y a si peu de temps que j'ose relever la tête !
Le deuxième, un garçon donc, trouve très drôle de lui tirer les cheveux, de la bousculer et plus hilarant encore si elle a eu le malheur de se mettre en jupe, de la lui soulever par dessus la tête et de faire des commentaires sur la marque de sa culotte ! Au secours Isabelle Adjani ! Reviens avec ta journée de la jupe !! Ma fille est très coquette et cela la désole ne plus pouvoir porter les vêtements qu'elle aime pour s'épargner l'humiliation publique.
Vous me direz, mais ça ne date pas d'hier, les garçons ont toujours voulu savoir ce qu'il y avait sous les jupes des filles (même Alain Souchon en a fait une chanson, et comme macho, il y a pire). Je me souviens juste, qu'à son âge, cela m'est plutôt rarement arrivé pour la simple et bonne raison que c'était réprimandé par les instituteurs et si ça n'était pas le cas, je me chargeais personnellement de souffleter le mufle de l'abruti macho qui se le permettait.
Aujourd'hui, je suis sûre que les parents de ce petit crétin, soit se moquent éperdument que leur fils se conduise de cette manière irrespectueuse, car la plupart du temps ils agissent de même, soit, et c'est encore pire, le père se félicite que son petit gars soit si entreprenant auprès des filles ! Secrètement soulagé qu'avec toutes ses cajoleries, sa femme n'en n'ait pas fait une mauviette (pour n'offenser personne et rester politiquement correcte).
D'habitude, je lui donne des petites astuces pour parer aux turpitudes de cette éducation en déroute, mais là, je n'avais pas d'autre solution, que de lui dire de ne plus se mettre en jupe à l'école pour avoir la paix. Il faut se plier à la dictature de la bêtise pour ne pas voir son ego piétiné par des poilus en herbe.
Je l'ai déjà dit je crois, je ne suis pas une féministe convaincue, mais j'explique soigneusement à mon fils qu'on ne se comporte pas de cette façon. Que le respect des autres et de soi devrait être le pilier de nos relations inter humaines et même surfant sur la vague écolo, de nos relations avec la terre et les animaux. (eh ! C'est que j'ai une jument aussi !).
Il est vrai que malheureusement, le fait de se faire respecter relève presque du niveau de l'escalade de l'Everest sans oxygène !
C'est épuisant. Et parfois mortel ...

Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /2009 22:37

Il y a quelques jours, je célébrais mon 39ème anniversaire. Avec un petit pincement quand même. Voilà, c'est fait, c'était le dernier anniversaire avant la transition entre la "jeune femme" et la "femme mûre".
Bien sûr, comme le dit ma copine Sandrine, qui les a fêté deux jours après moi, nous resterons toujours "jeunes" car la jeunesse, "c'est dans la tête". Formidable méthode que "la Coué" !!

N'empêche ... Je ne crois pas être en train de faire ma crise (mon milieu de vie est déjà loin derrière moi, sauf progrès extrêmement rapide de la recherche médicale), mais pour moi, la quarantaine signifie que la vie s'en va dans un autre sens. Dommage, car je commençais juste à comprendre comment cela fonctionne.

Je trouvais déjà la vie gravement inintéressante, voir pénible. Mais jusqu'à environ 35 ans, on se dit que tout est encore possible et que l'on peut tout recommencer. Ce que j'ai fait. J'accumule les nouveaux départs ... Comme les déménagements ... à 36 ans, je claque la porte d'un carcan conjugal quasi meurtrier, à 37, je retente une forme de cohabitation avec l'homos erectus mâle, pour constater à presque 39 que c'était une fort mauvaise idée.

Aujourd'hui, j'essaie de ne pas sombrer dans un égoïsme, que dis-je ! Un égocentrisme forcené pour faire comme tout le monde et rester "socialisée" comme me l'a gentiment expliqué le médecin de travail. Et je ne sais si c'est l'âge, l'expérience ou une nouvelle forme de confiance en mon jugement qui me donne cette méfiance, cette amertume.

Une autre blogueuse dont j'aime beaucoup les sujets de réflexion (mais qui malheureusement est encore moins prolifique que moi) se posait des questions sur la solidarité. Sur quoi je lui répondais que c'était une vaste fumisterie bonne pour les fourmis, c'est à dire, des insectes sans cervelle. Je vieillis, et lorsque j'évalue les rapports que je dois entretenir avec mes congénères, je soupire en me disant que la "maturité" présente tout de même un avantage : vous êtes moins fragile, vous supportez avec plus d'aplomb ces attitudes insupportables des autres qui ne vous parlent uniquement que lorsqu'ils ont besoin de vous. Vous êtes chaque jour plus conscient que chaque parcelle de votre territoire, de votre intimité, de votre personnalité et de vos convictions sont à défendre avec l'âpreté d'un Arpagon pour sa caissette de pièces d'or.

Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, je ne suis pas belliqueuse. Je déteste les rapports de force, j'abhorre les cris les larmes, me conduire comme une mégère rongée par la rancoeur et le solipsisme n'est pas ma philosophie personnelle (je viens d'apprendre ce mot en lisant "le paradoxe amoureux" et je trouve que ça vous pose un personnage de le replacer dans la conversation). Mais s'il est une chose que je hais encore plus fort, surtout depuis environ deux ou trois mois, c'est qu'on se paye ma tête, qu'on me marche sur les pieds ou qu'on me dicte ma conduite en pensant sincèrement que je suis assez bête pour ne pas m'en rendre compte. Je ne suis certes pas une lumière, je suis tristement  assez intelligente pour le constater.

J'assistais hier soir à une soirée donnée soi-disant en l'honneur des 18 ans d'une jeune fille. J'ai pour celle-ci de l'affection et un instinct quasi maternel (je dis quasi car je veille scrupuleusement à ne pas me substituer aux parents qu'elle a déjà). Ce que j'y ai vu et entendu me donnera à jamais je crois une méfiance pathologique du genre humain.

Je pense que je vais finir par aller vivre dans les prés avec ma jument ... Et mes deux amours, car ce soir, c'était vraiment ça.

Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /2009 13:24
Ce week-end, j'assistais au deuxième mariage de mon frère aîné. Il faut croire que dans la famille, on y prend un malin plaisir, car j'ai fait les comptes, pour quatre enfants, nous en sommes au septième. Et c'est sûrement aussi parce qu'avec l'expérience, on s'améliore, car ils sont de plus en plus beaux, les conjoints sont de mieux en mieux choisis, et les discours de plus en plus touchants.
Oldest Brother ( le marié donc) a pris de la patine et a enfin compris que sa compagne ne devait pas seulement être jolie, elle devait aussi être intelligente. Ma nouvelle belle-soeur a non seulement un charme fou, mais elle a aussi une tête bien faite, de l'humour et une grande sensibilité.
Je suis allée presque à contre coeur assister à cette cérémonie. C'est de plus en plus violent pour moi, de constater l'énorme écart se creuser entre ma fratrie et moi. Et j'avais franchement peur de faire tâche dans cette ambiance idyllique. J'étais tiraillée entre mon complexe d'imposture, un peu de jalousie aussi je l'avoue (le bonheur des autres me laisse de plus en plus perplexe), et la peur de m'ennuyer.
Finalement, j'ai beaucoup apprécié cette journée. Je me suis rendue compte que je n'étais pas aussi mauvaise que je le pensais, car le sentiment d'injustice que je ressentais envers le bonheur des jeunes mariés s'est transformé en joie et en espoir. S'il me semble évident que je ne vivrai pas cela, il me reste le plaisir de savoir que le monde n'est pas complètement fou, et que la bonté existe quelque part.
Et à ma grande surprise, je ne me suis pas ennuyée du tout. Les invités formaient un joyeux groupe cosmopolite, et du coup, je passais relativement inaperçue. Ce qui me convient parfaitement.
N'étant pas vraiment facile à placer, j'admire à nouveau la sensibilité de ma belle-soeur pour m'avoir trouvé des compagnons de table charmants et  compréhensifs.
Aujourd'hui, lorsque je me repasse le film de la vie de mon frère à mon âge,  je constate qu'il vivait une galère à peu près similaire à la mienne. Alors j'ai un peu d'espoir.
Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 17:36
J'ai dit que j'étais déprimée. Alors la page d'accueil administrative qui me dit que mon blogrank a baissé, et me fait un smiley qui boude en m'annonçant que mon blog ne figure pas dans le top, c'est juste une brique de plus dans mon sac à dos trop lourd.
Si vous n'avez rien de plus joyeux à me communiquer, merci de mettre des fleurs à la place...
Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 10:38

"La vie, c'est comme une boite de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber". Même pour ceux (ça existe ?) qui n'ont pas vu le film, cette réplique culte a pour moi toute sa saveur.
Disons que dans ma boite à moi, il y a beaucoup trop de mauvaises surprises par rapport aux bonnes. Ou alors, je n'ai pas la main heureuse et je fais souvent les mauvais choix.

Par exemple, je n'aime pas les chocolats fourrés à la crème. On pourra dire que celui là, c'est le choix de mes études. Celui aux fruits confits (par exemple de la poire à laquelle je suis allergique), c'est le monstre qui m'a passé la bague au doigt. J'en ai choisi deux aussi qui en première sensation avait un goût très agréable. Le genre de chocolat qui vous donne envie de dévorer la boite entière. Mais qui vous colle, soit une indigestion, soit vous laisse un goût amer. Ce sont les deux enfants que j'ai voulu avoir, que je me suis laissée convaincre d'avoir. Si l'on prend en considération qu'à la base, je n'aime pas trop les enfants, on pourrait me dire que je savais pertinemment que je courrais au devant d'une grosse déception.

Et pourtant, le jour de leur naissance, je me suis découvert un instinct dont on parlait beaucoup mais dont je me sentais totalement dépourvue. Le fameux "instinct maternel". Dans le règne animal, c'est ce qui pousse la femelle à maintenir sa progéniture en vie, quitte à sacrifier le plus faible pour épargner les plus forts. Chez l'humain, tout se complique car nous intellectualisons tout, y compris nos rapports affectifs. Et puis, une foule d'intervenants extérieurs se mêlent de vos sentiments : la médecine, l'état, l'école, la justice. Les mantes religieuses par exemple, on beaucoup plus de chance que nous pauvres femmes. Pour être sûre de ne pas être emmerdées par le père de ses enfants, elle lui bouffe la tête avant même d'avoir le résultat de l'échographie. Dommage, ça ne se fait pas chez les humains ...
Depuis trois ans, je ne choisis que de très mauvais chocolats. Pour moi ce sont les chocolats très noirs (donc amers), à l'alcool (donc potentiellement hallucinogènes), fourrés avec des cerises pas dénoyautés (très douloureux). Il m'arrivait parfois de piocher dans la boite d'un voisin, et ça me redonnait envie d'essayer.

Aujourd'hui, je frôle l'indigestion. Je ne sais pas si je dois jeter purement et simplement cette mauvaise boite ou s'il m'est encore possible d'en changer. D'en prendre une toute neuve, plus petite (et oui ! je vieillis, il me reste donc moins de chemin à parcourir).

Je reste souvent incrédule devant ces hommes ou femmes qui malgré les aléas monstrueux de la vie, s'y accrochent avec l'énergie que confère le désespoir. J'envie ceux pour qui elle est belle même s'ils n'ont pas forcément plus que moi (et même souvent moins). J'essaie d'apprendre au contact de ceux qui prennent l'existence avec philosophie et qui n'en garde que le meilleur.
Je n'ai pas retenu la leçon.

Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /2009 20:30
Un blog, c'est comme une femme. Si on ne soigne pas son apparence, personne ne le regarde. C'est pourquoi, après avoir abandonné le rose raisin, qui ne me va plus car ce rose romantique et guimauve ne correspond plus à mes humeurs, je me suis adjointe les services d'un dessinateur de talent. Je crois qu'il  connait son don. Et je trouvais dommage qu'il ne l'exploite pas assez. Le plus spectaculaire est sa façon de reproduire les caricatures de mes pensées ou plutôt de mes écrits.
Donc vous trouverez bientôt  (s'il poursuit son effort productif) des illustrations dans mes articles et ce sera beaucoup plus vivant, parfois plus drôle. Car je ne suis pas toujours triste. Grégoire Lacroix (encore lui !) dit : " l'humour c'est ce qui évite à la lucidité de sombrer dans l'amertume". Heureusement donc qu'il me reste l'autodérision !
Alors nouveau look de blog pour nouveau look de femme. Depuis le mois de mars, je poursuis  ma métamorphose. Je ne serai jamais la princesse charmante ( de toute façon les héroïnes de conte de fée ne sont jamais divorcées avec deux enfants et balafrées), mais je regarde ma crise de la quarantaine, pardon, middle life, bien en face et je lui dis : même pas peur !
Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 22:03
D'abord, il a plu. Toute le journée. Et le temps gris me va mal au teint, surtout qu'après mon week-end d'angoisse, je ne l'avais déjà pas très frais.
Une journée comme je les déteste. Qui commence et finit dans un cabinet médical. Une journée complètement improductive tant sur le plan professionnel que personnel. Et puis, la tension qui se relâche d'un coup, ça me colle un bourdon qu'à côté, les poèmes de Paul Verlaine sont des hymnes à la joie ! Encore tout ça pour ça.
D'habitude, l'envie d'une bulle me prend environ tous les 5 à 6 mois. Je ne suis pas encore à saturation, mais il serait urgent que le climat (météo, ambiance générale, urgences juridiques) prenne une tournure plus agréable.
L'enthousiasme de la semaine dernière a pris une sacrée claque. Je ne perds pas de vue mon objectif. Mais avec mes deux petits monstres allités, je vais avoir moins de temps à lui consacrer.
Il faudrait que j'invente des solutions de micro-bulle. Quatre jours, c'est un caprice que je ne peux décidément pas m'accorder toutes les 6 semaines !
Parce que là, tout de suite maintenant, mon sas de décompression s'appelle "Delichoc par trois" et c'est tout sauf conseillé en cette période où les magazines féminins vous balancent à longueur de pages, des mannequins filiformes dans des micro maillots de bain. Les sujets phares en ce moment sont : ou la Crise (bonjour le sujet de réjouissance) ou "comment ne pas avoir l'air d'une baleine échouée sur un banc de sable" ( photos de donzelles prépubères auxquelles à mon grand âge je n'ai plus aucune chance de ressembler à l'appui) ou un article croustillant sur le sexe ( au choix, l'orgasme féminin, ce mystérieux inconnu, les trucs et astuces pour rendre votre homme fou de désir , comment lui expliquer les préliminaires ...) ou, les recettes allégées qui sont très loin d'avoir l'effet antistress de trois Délichoc. (Bon si quelqu'un responsable de la communication chez le fabricant de ce biscuit veut sponsoriser un concours officiel en échange de la pub que je suis en train de lui faire, et bien qu'il me laisse ses coordonnées en commentaire ...).
Bon là, je crois qu'il est grand temps que je file sous la couette moi.
Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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  • : Comment garder le sens de l'humour quand vous approchez de la quarantaine, que vous êtes divorcée,mère, handicapée et malade ... Et ben, c'est possible ! Même en étant complètement dépressive !
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