Textes autobiographiques

Dimanche 11 octobre 2009
Pourtant multirécidiviste, je crois que je ne m'y ferai jamais. A chaque fois, j'ai l'impression de n'avoir conservé que l'essentiel, et pour finir, je me retrouve 3 semaines après mon arrivée dans mon nouveau domicile avec un tas de cartons dont je me demande où je vais bien pouvoir caser le contenu.
Sans parler des diverses tracasseries administratives qui expliquent en partie mon long silence sur ce blog.
Là aussi, et ce n'est pas ma grande soeur dont le disque dur vient d'imploser qui me contredira, vivre sans internet, c'est une vraie galère. C'est comme avec les téléphones portables. On finit par devenir dingue et se demander comment avons nous fait pour survivre sans ????
Mais je crois tout de même que dans mon présent cas de figure, je viens de réaliser le déménagement le plus dingue que je n'ai jamais fait. J'ai quitté une maison en parfaite état pour une maison qui a nécessité l'intervention de trois entreprises différentes avant que je la considère comme habitable par mes enfants. Et justement, c'est peut-être la première fois de ma vie où je vais bénir la garde alternée, car au moins, au plus fort de la bataille, ils étaient chez leur père. Pour corser le tout, j'ai finis par l'acheter ma Shamine. Et tous les bobos qu'elle avait avec. Donc, en gros, même si je m'étais clonée en 12 exemplaires, je ne suis pas sûre que j'aurais pu le faire en restant parfaitement zen.
Et comme j'aime faire compliqué plutôt que simple, j'ai également géré une rupture, et un début de nouvelle relation.
Je continue encore un peu et je suis bonne pour l'asile avec un entonnoir sur la tête !!
Par Caroline
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Jeudi 27 août 2009
Je rentre juste de vacances où j'ai eu tout le loisir de mesurer l'impact du comportement d'un crapaud toxique sur sa progéniture. Je vais pousser les recherches, mais je crains que le gène ne se transmette de père en fils...
Le crapaud toxique, donc, est l'espèce la plus redoutable, la plus vénéneuse et la plus résistante du monde baveux des crapauds.
Expert en camouflage, il se présente à vous comme l'homme idéal. Il est plutôt beau garçon, même si sa démarche vous fait craindre qu'il ait glissé sur le manche de son balai de manière fort malencontreuse. Il est poli, a fait de longues études (ce qui vous laisse penser qu'il est intelligent), il travaille, il a même "une bonne situation" comme on dit. Votre mère l'adore, c'est le gendre idéal. Il vous apporte un bouquet de roses à chacune de ses visites. Des roses rouges et blanches. C'est très subtil, car vous l'imaginez brûlant d'un amour ardent mais tout à fait respectueux. Son tableau de chasse de conquêtes féminines est très réduit voir dans mon cas inexistant. Et il vous avoue qu'il place l'amour au dessus de tout et qu'il en réserve la découverte à la femme de sa vie, c'est pourquoi à 32 ans il est aussi pur qu'au jour de sa naissance. Au bout de deux mois de cour assidue, il pose un genou à terre et vous fait une demande en mariage à l'ancienne, avec une superbe bague venant du bijoutier ayant pignon sur rue dans votre ville. Une bague faite juste pour vous, comme vous l'aviez rêvée.
Et, sans penser une seule seconde que tout cela traduit un sérieux désordre mental, vous dites OUI.
La transformation en bête hideuse n'est pas immédiate. Le crapaud-toxique veut prendre épouse pour une bonne raison, et il ne se montre sous son vrai jour que lorsqu'il a atteint son but. Voilà pourquoi, il m'aura fallut cinq ans avant de réaliser ma terrible méprise. Le crapaud-toxique veut une descendance, mais pas n'importe laquelle. Il veut un mâle.
Et c'est après la naissance de son héritier que la personnalité toxique de votre feu Prince Charmant explose. Prévoyant, il vous avait déjà bien conditionnée à vous sentir très nulle, et quand enfin il vous arrache votre fils des bras, il vous fait clairement comprendre que désormais, vous êtes aussi inutile, voir un boulet qu'il doit traîner. Il vous ôte toute personnalité, toute envie (pour le côté charnel, ça prend très peu de temps vu qu'il est aussi un amant minable mais fort heureusement rapide), jusqu'à celle de vivre. Vous rend responsable de tous les ennuis de la maison, vous prive de vos élans maternels. Mais il ne divorce pas. Non, il a besoin de vous humilier chaque jour pour se sentir important, s'attribuer les évolutions de vos enfants, et de quelqu'un à la cuisine pour nourrir ses parents quand ils viennent squatter chez vous.
Au bout d'un moment, soit vous vous suicidez, soit vous développez un nombre incalculable de pathologies, soit vous avez réussi à conserver une amie qui vous conseille : "divorce ou tu vas mourir".
Le divorce vous permet juste de lui faire baver son venin à distance. Il ne l'empêche pas de vous atteindre. Étant liée à cette redoutable ordure de manière indissoluble avec votre progéniture, vous devez donc le subir jusqu'à ce que vos enfants aient quitté les deux nids.
Je n'ai pas trouvé de solution légale pour éliminer l'odieux personnage. Je me protège du mieux que je peux... Pas toujours évident de déployer le parapluie au dessus de mes deux trésors ...
Par Caroline
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Mercredi 5 août 2009
Un couple sur deux en Ile-de France et un sur trois en Province divorce, les statistiques ne changent pas. Mais aujourd'hui, aux informations, il y avait un bilan sur le progrès qu'a apporté une certaine loi pour accélérer le divorce par consentement mutuel.
Car maintenant, on fait les choses bien, on essaie de divorcer dans le calme et on épargne les enfants. C'est cela la théorie de principe.
La réalité est souvent bien différente (voir la conclusion de mon article sur les pères). On veut tout épargner aux enfants et avec le recul personnel et ce que j'observe autour de moi, je crois que ce n'est pas ce que l'on fait de mieux. Mais c'est un autre débat.
Quand vous ne divorcez pas par consentement mutuel, c'est déjà mauvais signe. Vous avez la procédure "acceptée". Dans les faits, cela veut dire que sur les deux, il y en a un qui n'est pas d'accord, mais qui accepte la séparation. Je crois que cette procédure a été créée de toute évidence exprès pour les pervers narcissiques de la trempe de mon ex-mari. Elle permet au conjoint abandonné de passer pour la pauvre victime qui se fait lâchement larguer par sa cruelle et vénale femme, tout en pouvant à loisir faire traîner  les choses et continuer à pourrir la vie de son ex.
En ce qui me concerne, j'ai demandé le divorce en juin 2006, et après conclusions et contre-conclusions (en gros les batailles d'avocats) qui m'auront coûté la bagatelle de 2700 euros, il a été prononcé en décembre 2008. Entre-temps, le mode de garde des enfants que j'avais accepté pour pouvoir "m'enfuir" s'est avéré être une vraie catastrophe et j'ai donc dû retourner devant le juge pour tenter de le faire modifier. 1500 euros plus tard, et pour une avocate qui est venue à l'audience sans avoir lu le dossier, rien n'a changé. Mais maintenant, il nous faut encore régler la liquidation de la communauté. Autrement dit : les sous ! Et comme c'est ce que mon ex-mari place au-dessus de tout, ça va être Apocalypse Now en live, avec Wagner en fond sonore.
S'il n'y avait pas nos enfants, je lâcherai l'affaire, je dirais "amen" à tout, me retrouverais en string, mais au moins, je pourrais rayer cet être malfaisant de ma vie. Le problème, c'est que si j'opte pour cette attitude, il va se prendre pour le roi du monde et par le biais des enfants, je devrais avaler des couleuvres toute ma vie.
La fin des vacances judiciaires approche. Je vais donc passer aux fournitures, récupérer un casque lourd, une mitraillette et des munitions. Et des gilets pare-balles pour les enfants... Ensuite, tir à vue. (Faut que j'arrête de revoir la série Band of Brothers, c'est une préparation psychologique un peu hard quand même !)
La tactique de mon ex-mari, c'est l'attaque permanente jusqu'à l'usure. J'ai gagné une bataille et perdu une autre. Un point partout la balle au centre. Il m'a beaucoup usée donc je deviens de moins en moins performante. Au moins, à la prochaine bataille, je ne serai pas encombrée d'un avocat incompétent.
Le divorce est la plupart du temps une vraie guerre. Bien sûr, il y a des gens intelligents qui savent faire autrement. Pas de chance, bientôt je pense que je vais aller dîner avec ma jument. Je partagerai son foin ...
Par Caroline
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Mardi 28 juillet 2009

Je devais avoir environ 11 ans quand ça a commencé. Parce que je n'entendais pas lorsqu'on m'appelait, on m'a attribué une audition sélective réglée en mode fainéantise. Ensuite je me souviens encore de mes 5 premières notes en langue vivante en 5ème. 5 - 0 - 5 - 0 -0. Les zéros ayant sanctionné mon incapacité à répéter ce que la prof venait de dire (en allemand, pourtant, ça claque comme langue). Là, et vu les antécédents dans la famille, ma mère a commencé à avoir un doute et m'a conduite chez l'ORL. J'avais donc 12 ans lorsque j'ai appris que j'aurais les esgourdes ensablées comme mon père. Sur le coup, j'ai eu du chagrin, car se voir estampillée "handicapée" n'est pas très drôle à cet âge là. Surtout que l'ORL avait accompagné son diagnostique d'une liste de restrictions tout à fait inadaptées à l'adolescente que je devenais. Pas de walkman (version préhistorique du mp3), pas de concert, pas de sortie en boîte de nuit ... Donc j'ai complètement occulté la chose. Tout comme mes parents. On a fait comme si de rien n'était. Et j'ai écouté un walkman, suis sortie en discothèque, ai laissé les profs parler sans les comprendre.

Le problème ne m'est apparu concrètement que bien plus tard. Tout d'abord, j'ai commencé à ne plus comprendre les chuchotements. Très embêtant dans plusieurs situations. Je ne comprenais pas ce que l'on me soufflait en cours, impossible d'avoir une conversation en messe basse et fort contrariant dans les situations romantiques, je ne comprenais pas non plus les mots doux ou coquins murmurés au creux de mon cou. Puis j'ai fini par ne plus pouvoir regarder la télévision sans que tout le quartier suive la bande sonore de mon film, ne plus comprendre les dialogues au cinéma. Ensuite sont arrivées les petites humiliations, venant d'un recruteur qui agacé par mes piteuses demandes de répéter m'asséna un "vous êtes débile ou sourde ?" J'avais envie de lui répondre : "un peu des deux mon capitaine !". Et puis un jour, j'ai constaté que comme mon père, en société, je lâchais l'affaire, je déconnectais, je m'isolais. J'ai donc dû me résoudre à porter ces affreuses prothèses qui en plus de vous flinguer un sex appeal en moins de deux, sont très inconfortables. Et ça ne s'arrête pas là les inconvénients d'une baisse d'audition. J'ai eu deux enfants. On m'avait assuré, "mais si tu l'entendras pleurer ton bébé. Ce n'est pas une question d'audition, c'est instinctif ces choses là !" Je ne vous raconte même pas la taille de la culpabilité quand sitôt mon bébé dans sa chambre, il pouvait brailler à s'en péter les cordes vocales que je ne l'entendais pas. On pouvait voir un côté pratique à la chose. C'est le père qui se levait la nuit. Mais qui en a bien profité plus tard pour s'en servir d'arguments sur mes médiocres performances de mère.
Etre malentendante, ce n'est pas bien grave, je peux le concevoir. Mais ça me pourrit bien la vie quand même.

Tout comme les cailloux que mon foie s'évertue à fabriquer, comme si le petit Poucet lui avait passé commande pour la prochaine tentative d'abandon parental. Mutation "faux sens du gène MDR3". C'est super fun comme maladie, presque personne ne la connaît à part quelques hépatologues très curieux. Ce n'est pas très grave non plus, en tous cas, pas mortel. Mais quand un de ces cailloux se coince, je me demande parfois si la tête dans le four ne serait pas la solution.
A l'instar de mon audition défaillante, cela n'apparaît pas en lettres rouges sur mon front (je deviens juste un peu jaune quand j'ai fabriqué un parpaing avec mon foie). C'est pourquoi, on se comporte avec moi comme si j'étais "normale". Hors ce n'est pas le cas, je suis assez vieille maintenant pour l'admettre. Je ne peux plus passer outre et ce qui me gène le plus, c'est que la plupart du temps, si je ne préviens pas, on me prend facilement pour une fille au QI de poule élevée en batterie, doublée d'une grosse feignasse car j'ai souvent le tonus et la vitalité d'une tortue asthmatique. Personnellement, je trouve souvent délicat de placer cela dans les présentations. Hors pour ne pas verser dans le bestiaire précité, il faut rapidement clarifier la chose. C'est souvent après mes aveux que je perds une occasion de me faire des amis, ou que de débile je passe au statut de chouineuse qui raconte sa triste vie pour qu'on la plaigne.

Pour finir le tableau, j'admets aussi que le tout me déprime pas mal avant même qu'on y rajoute les petits malheurs que la vie sème sur la route des pas-chanceux, comme une autre maladie (un peu plus grave), un mariage foireux suivi d'un divorce (que même Tarentino n'aurait pas oser imaginer), un no man's land professionnel ...
Alors oui, je me plains souvent, j'ai toujours l'air d'être à côté de la plaque ou de m'excuser d'exister. Le pire, c'est que je crois que je suis juste assez intelligente pour m'en rendre compte ce qui fait que je ne rentre pas dans le joyeux monde des imbéciles heureux.
Et c'est sûrement aussi pour cela que je suis plus à l'aise avec les chevaux. Ils ne parlent pas et n'aiment pas quand on s'agite ...

Par Caroline
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Mercredi 3 juin 2009

 



Normalement, les contes de fées débutent toujours par "il était une fois" avec un prélude plutôt sympathique qui vire rapidement au drame : c'est souvent la mère qui meurt et qui est remplacée par une affreuse belle-mère. Au passage comment voulez-vous que les petites filles bercées par Grimm, Perrault et compagnie, voient d'un bon oeil le remariage de leur père ????
Ensuite, il y a le déluge de tortures morales et physiques pour la pauvre héroïne. Mais pour la soutenir dans ces épreuves, il y a toujours soit une fée, soit diverses bestioles, soit une armée de nains. Et pour finir en apothéose et véhiculer un message plein d'espoir, il y a toujours un vaillant prince charmant qui dézingue à tout va,  les méchantes belle-mères, les dragons, les monstres poilus ... Et pour faire bonne mesure, il charge sur la croupe de son cheval blanc la fille dont il est instantanément tombé sous le charme, l'épouse et lui fait douze enfants facilement logés dans son magnifique château. A noter tout de même, que la princesse charmante a toujours quelque chose de spécial. Elle est souvent d'une beauté incomparable, chante comme un pinson et sait même copiner comme pas deux avec les lapins.

Alors forcément, moi, pour faire de ma vie un conte de fée, je partais avec de sérieux handicaps. Le premier, et il saute tout de suite aux yeux, c'est que je ne suis pas une beauté extraordinaire. Je ne chante pas, je coâsse comme un corbeau (c'est pourquoi j'ai fait du play-back ce week-end au mariage de ma soeur pour préserver le temps clément). Mes dispositions génétiques m'affublent d'un tas de petits accessoires qui vous flinguent le glamour en moins de temps qu'il n'en faut à Merlin l'Enchanteur pour faire le ménage dans son logis. Et j'ai un don très particulier. Les princesses de conte de fée quand elles embrassent un crapaud ou un monstre velu, il se transforme en prince charmant. Ben moi c'est l'inverse. Il faudra que je vérifie la liste des gens invités à mon baptème, mais maintenant, j'en suis sûre, il y a quelqu'un auprès de qui je vais déposer une réclamation en bonne et due forme !

Mon conte de fée de travers, il pourrait commencer comme ça : " Heureusement, il n'y a eu qu'une fois ...". Et tout le début de l'histoire est plutôt sympathique. A l'heure où j'écris ces mots mes deux parents sont toujours vivants, donc pas de méchante belle-mère à l'horizon. A priori, personne n'a proféré de menace de mort au dessus de mon berceau (quoique, il y a forcément quelqu'un qui m'a souhaité des choses pas trop sympa quand même ...). J'ai même eu une enfance hors norme et très gâtée. La vie de château, le cheval fringant dans les écuries, une imagination fertile ont fait de moi une enfant plutôt joyeuse. Le problème, c'est qu'un beau jour, il m'a fallu quitter l'enfance. Et c'est à ce moment que j'ai réalisé que je n'étais pas une princesse charmante, de celles qui font tomber les princes charmants en pâmoison. Et que la vraie vie, c'est : un loyer, des impôts, des caddies à remplir et que pour faire tout ça, il ne suffit pas de siffler les sept nains. Il faut travailler. Et moi, à part réconciler certains chevaux traumatisés avec l'homme, je ne savais pas faire grand chose, et surtout pas envie de faire autre chose. Mais pour faire plaisir, ou rassurer mon entourage, j'ai fait des études, comme tout le monde. J'ai détesté ça, et ce depuis la maternelle. J'ai trouvé un job, puis un autre et encore un autre. Je n'ai jamais trouvé de satisfaction dans mon travail et j'ai même faillit mourir d'ennui et de dégoût ( oui, certaines professions peuvent devenir dégoutantes). J'ai rencontré des garçons, des hommes, des gentils, des goujats, des faibles, des forts. Mais quelque soit leur personnalité de départ, j'en ai toujours fait des crapauds. (Zut, aurais-je chanté sous la douche ?).
Un jour, j'ai cru que je l'avais trouvé mon prince charmant. Il n'avait pas de cheval blanc, mais le coeur pur (pensez vous ! blanc comme neige à 32 ans !). Il m'offrait des roses rouges et blanches, parlait mariage et enfants. Il ne buvait pas d'alcool sauf les jours de fête, ne fumait pas, ne se droguait pas et savait même repasser ses chemises tout seul. Bon, j'avais bien compris qu'il n'avait pas encore coupé le cordon avec sa mère, mais j'ai pensé que c'était normal vu qu'il n'avait jamais vu la rivière enchantée à 32 ans !!! Je trouvais ça romantique et chevaleresque. Alors j'ai dit "OUI". Et là, le véritable enfer a commencé. J'avais le Prince charmant, je me suis retrouvée avec la Bête. Cet enfer conjugal, j'ai l'intention d'en faire un roman. Il y a tellement à raconter. Et puis, il faut que je prévienne les autres. Nous sommes divorcés maintenant. Il est libre de recommencer avec une autre ! Argh quelle horreur ! Donc pour ce chapitre de mon conte de fée de travers, je m'arrêterais là, sinon, ce n'est plus un article.

Depuis ma liberté retrouvée, j'ai recommencé ma quête du Graâl. Retrouver le goût de la vie que j'avais enfant. Les chevaux, l'amour ... Ce n'est pas gagné ! Tout d'abord, j'ai fait un amer constat. Je se suis pas une femme qu'on aime (faut dire, même moi je n'y arrive pas). J'ai cherché le pourquoi, le comment. J'ai bien une petite idée, mais pour l'instant, je n'ai pas encore trouvé la solution. Jean Guéhenno a dit : "l'amour, c'est cette merveilleuse chance qu'un autre vous aime encore quand vous ne pouvez plus vous aimer vous-même". Alors "autre", où te caches-tu ?

Par Caroline
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Lundi 25 mai 2009

La joie de vivre n'est pas mon fort. J'ai remplacé l'optimisme par le cynisme, l'estime de moi par l'auto dérision, et j'avais fini par me retrancher dans une tour de plexiglass (pas les moyens et trop écolo pour vouloir une tour d'ivoire). Il y a longtemps que je ne cherche plus un sens à ma vie. Depuis quelques années (9 en fait), je me suis créée un "devoir" de vie en la transmettant. Ma façon à moi de défier le destin.

Avant le tsunami effaceur, je m'épanchais longuement sur mon incrédulité face aux sentiments, sur ma solitude intellectuelle. Certes, mon frère m'a secouée un peu, suffisamment pour que je ne sombre pas dans la déchéance physique et reste présentable. J'avais retrouvé vaillamment le chemin d'une vie normale. Avec détermination mais aussi assez tristement résignée. Mon coeur, mes envies aussi enflammés qu'un moteur diesel, et les nerfs soumis à rude épreuve par une levée générale de boucliers.

Il y a une semaine, j'ai pris la décision la plus sensée et la plus heureuse depuis bien longtemps. Objectivement, la situation aurait pu sembler loufoque voir irresponsable. En pleine guerre des tranchées, j'ai décidé de m'extraire pendant quatre jours de la réalité. J'ai eu envie de retrouver mes rêves, de vivre dans la bulle, juste un moment, juste pour moi.
J'avais envie de voir, sentir, toucher, monter un cheval. J'avais envie de grands espaces enivrants pour marcher à en faire exploser mon taux d'endorphine. Bref, une bulle d'oxygène.



Je ne saurais sans doute jamais ce qui a permis de faire de ces quatres jours une bulle aussi parfaite, mais c'était le bon moment, le bon endroit, les bonnes rencontres.

Le retour à la réalité est un peu difficile, mais curieusement, je n'ai plus ce sentiment de rempiler pour l'enfer. Mon coeur est toujours aussi froid, mais j'ai à nouveau envie. Et si j'y travaille suffisament, je vais surement réaliser.
Alors à toute personne qui verrait sombrer son moral en dessous du niveau de la mer, je recommande la bulle.
Et aux acteurs de cette envolée magique et salvatrice, je dis merci, un grand sourire aux lèvres...

Par Caroline
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Mardi 21 avril 2009

Petite entorse à mon nouveau réglement, cet article est une spéciale dédicace à ma fille. Plus tard, lorsqu'elle aura l'âge de le lire (ai-je oublié de préciser que ce blog est fort déconseillé au moins de 18 ans ?), j'aimerais qu'elle sache à quel point j'ai pensé à elle aujourd'hui. Que j'aurai aimé que le justice lui fasse un plus joli cadeau pour son anniversaire.
Et si nous n'avons pas pu regarder Nouvelle Star ensemble ce soir, blotties toutes les deux sous ma couette avec nos airs d'animateur sportif (casque son spécial sourd vissé sur la tête), j'ai croisé les doigts pour ses chanteurs préférés.
Je voulais lui dire que je les aime très fort, elle et son frère. Qu'à 9 ans aujourd'hui, je pense que les choses sérieuses vont bientôt commencer. Mais même si sa crise d'ado rend son comportement dix fois plus dur que maintenant, et ben, je me dirais toujours que ça va être aussi délicieux que du gâteau au chocolat. J'peux le dire ici, vu qu'il faudra qu'elle atteigne sa majorité pour lire ça, et si elle a oublié de m'en faire voir de toutes les couleurs, ben il sera trop tard ! Oups !
Que toi lecteur anonyme (dégonflé !), et toi ma soeur, vous sachiez que ces enfants là, je ne les échangerais pour rien au monde. Et qu'ils ont vraiment quelque chose de spécial, car je vous le confirme : je n'aime pas vraiment les enfants, ni les vieux, ni les malades (dont je fais partie).
Voilà, un très bon anniversaire mon trésor. Avec tout mon amour.

Par Caroline
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Samedi 18 avril 2009
Es tu un fan en délir buté et en plein déni ?
Es tu ma mère, qui en contemplant mes articles effacés, tente de comprendre : "mais pourquoi tant de haine" ?
Es tu mon frêre, qui un a un rappel automatique de consultation sur son Blackberry ?
Es tu ma soeur, qui par ton insistance à afficher des statistiques plus optimiste qu'un électroencéphalogramme de comateux profond, me persuadera de rendre à nouveau mes écrits publics ?
Es tu le sombre crétin qui au lieu d'être un compagnon plein de compassion, m'a suggéré que ce blog était l'équivalent d'une fiente de pigeon ? (ce qui a en réponse provoqué le tsunami effaceur)
Es tu membre d'un comité anonyme friand de mes traits d'esprit ?
Ou es tu tout simplement, le censeur de ce site de blog qui vient régulièrement visiter les productions écrites afin qu'elles ne comportent ni incitation à la haine, ni insulte, ni caractère pornographique... ?

Allez, dénonce toi, lecteur anonyme. Laisse un commentaire si t'es un homme !
Par Caroline
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