réflexions générales

Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 22:20
Oui, j'avoue. J'ai succombé à la tentation de m'inscrire sur Facebook. De toutes façons, rien qu'en utilisant ma carte bancaire, je suis fichée. Alors pourquoi pas sur cette vaste plate-forme communautaire où vous pouvez avoir plein d'amis. Virtuels, superficiels ou sincères, peu importe en vérité.
Ceux que vous rencontrez dans la réalité ne sont pas forcément plus impliqués dans votre vie que ceux qui prennent au moins le temps de lire votre profil.
J'ai même trouvé le seul homme dont j'ai pu me déclarer "fan". L'auteur de "un roman français". Tout le monde parlait de "l'amour dure trois ans" (quel optimisme !!) alors, j'avais commencé par celui-ci. Et puis, bien avant la sortie du film, "99 francs" m'avait fait l'effet d'un kiss cool. J'ai souvent fantasmé d'être cet Octave en jupon : insolent, jusqu'au boutiste, irrévérencieux. Un clown qu'on a à la fois envie d'acheter pour lui taper dessus mais qu'on envie  quand même un peu.
"Windows of the world" était bouleversant et sûrement le meilleur livre de cet auteur, mais, ça c'était juste avant "un roman français". C'est un livre que je recommande à tous les parents qui divorcent, sans avoir eux-même des parents divorcés. Cela donne tout de suite une idée de ce que nos progénitures endurent.
Heureusement, tous nos enfants du divorce ne finiront pas menottés dans la rue pour avoir sniffé de la cocaïne sur le capot d'une voiture. Ce sera peut-être moins grave, ou pire.
Sur Facebook, on peut adhérer à des tas de groupes. Générer un élan pour un mouvement. Facebook rendrait-il quelques couleurs à la solidarité ?
Alors, je succombe, oui, à l'idée que je pourrais peut-être "m'éclater" comme disent les jeunes ! Argh !!! Oui, il y a aussi un revers de la médaille : non seulement je suis une bille en informatique mais en plus la notice d'explication de certaines applications sont en anglais. Et comme je le disais dans mon article sur les ados, l'orthographe texto fait des ravages et j'ai parfois l'impression qu'on devrait faire des cours du soir aux vieilles réacs comme moi pour pouvoir déchiffrer ce langage proche du Grec ancien.
Heureusement, j'emmène mon ado baby sitter en vacances au ski avec nous. Je vais tenter de passer un marché : j'essaie d'améliorer son orthographe et elle, elle s'appliquera à bousiller la mienne.

Joyeux Noël à tous mes lecteurs !
Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /2009 16:12

Dans les contes de fées, il y a des petites veinardes qui en embrassant un vilain crapaud baveux et repoussant, le voient se transformer en un superbe Prince charmant. Celui-ci a bien entendu, retenu toutes les leçons pour passer du statut de créature cauchemardesque à celui de Monsieur-plus-que-parfait.
Et puis il y a aussi des pros du camouflage. Ils ont l'aspect, l'odeur, les accessoires du Prince Charmant, mais l'amour d'une femme (enfin surtout d'une femme comme moi) les transforme en moins de temps qu'il n'en faut pour les embrasser en crapaud.
J'ai testé pour vous, différents genres de crapauds, de l'assez inoffensif au franchement toxique. J'ai parfois trouvé le remède pour m'en débarrasser, ou obtenir un léger retour à l'apparence de Prince Charmant, pour d'autres espèces plus coriaces, je cherche encore ...

Le plus simple à gérer est le crapaud-goujat. C'est cet homme qui vous fait la cour, vous flatte, vient vous chercher, non pas sur son beau cheval blanc (il existe maintenant des voitures climatisées bien plus confortables que la croupe d'un cheval, fut-il calme et conciliant), mais dans un véhicule juste assez net pour vous faire penser que vous n'allez pas devoir payer l'addition du restaurant qui suivra pour deux. Il vous offre aussi des fleurs, ou des cadeaux, bref, fait briller sa carte bleue pour vos beaux yeux. Il prend soin de lui, de son apparence, il sent bon et se rase tous les jours. C'est un amant correct, en tout cas, il fait des efforts.
Alors un beau jour, vous lui dites le fameux "je t'aime" avec un bisou éperdu. Et là ... l'animal se dévoile. Il range sa carte bleue, est d'un seul coup trop crevé pour sortir, prend le contrôle de la zapette et chausse ses charentaises en braillant : qu'est-ce qu'on mange ce soir ? Au pire, il y a plus que ses ronflements qui sont sonores sous la couette !
Heureusement, la méthode pour évacuer le batracien de votre vie est assez simple. A côté de la porte d'entrée, vous avez soigneusement posé un sac rassemblant les affaires que vous l'avez malencontreusement laissé déposer chez vous. Et sitôt qu'il se présente, vous le lui tendez avec un "c'est fini, tu peux rentrer chez ta mère," ferme et sans négociation possible.

Plus ardu, le crapaud-chat ou crapaud-bipolaire. Celui-là joue avec vos nerfs comme un chat avec une souris. Il vous séduit tout d'abord en se rendant quasi indispensable (enfin, c'est ce que vous finissez par croire). Il multiplie les petites attentions, vous assure un amour indéfectible, se révèle un amant doué et passionné. Apprivoisée et conquise, vous le laisser entrer dans votre vie. Échaudée par le crapaud goujat, vous procédez à très petit pas. Puis vient un jour où vous faites celui de trop : l'aveu de "je t'aime" assorti du double de vos clefs.
Ce moment, le crapaud-bipolaire en a rêvé la nuit, il vous l'a même dit. Et pourtant, il faut croire qu'il ne supporte, ni le bonheur, ni l'amour, car quand enfin il l'obtient, il met un acharnement quasi pathologique à tout gâcher. Il devient froid et distant, semble plongé toute la journée dans de sombres pensées dont il vous rend l'unique responsable, vous dévalorise, vous enfouie sous une montagne de reproches. Et dans un premier temps, vous souffrez, vous redoublez d'efforts pour retrouver votre chevalier servant des débuts. Mais plus vous lui témoignez votre affection et votre soutien, plus il devient odieux. Jusqu'au jour où vous ne supportez plus ses enfantillages, vous commencez à lui montrer la porte de sortie et lui hurlez dessus comme une mégère acariâtre. Subitement il retourne sa veste, enfile son costard de Charmant et refuse obstinément de quitter ce qu'il considère désormais comme Son territoire. Vous finissez par céder, touchée par ses larmes, son repentir ... Et il reste assez chevalier blanc jusqu'à votre prochain flagrant délit de tendresse.
Il est presque impossible de quitter un crapaud-chat. Mais vous pouvez vivre avec dans des conditions supportables à condition de le laisser en permanence sur le fil du rasoir, comme si vous perchiez un chat sur une corde tendue au-dessus d'un plan d'eau ou d'une cour remplie de chiens féroces. Ne lui souriez que très peu, telle une hyène, il prend cela comme une agression. Si vous vous laissez aller à un geste tendre, compensez immédiatement par une réplique cinglante. En bref, prenez le conte "La Belle et la Bête" et faites exactement l'inverse.

Vraiment dangereux, le crapaud-toxique. Mais c'est un tel morceau que j'en ferai un prochain article à mon retour de vacances. Là, je m'en vais lâcher la bride à mon instinct maternel pendant une semaine, à poupougner mes deux trésors.

Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /2009 14:07

Dans un précédent article, je taillais un costard sur mesure aux mères. Normal, elles sont toujours responsables de tout : des névroses de leur progéniture, de leurs résultats scolaires ( bon alors là, je m'autocongratule parce que de ce côté, j'ai tout bon, je passe brillamment en CE1 et en CM1 !), de la tenue de la maison, de ce qu'il y a dans le congélateur ou au chaud dans la voiture ... (arghhhh, je deviens vraiment acide...).

Dans une émission très bien faite sur l'enfance, l'animatrice recevait un jour, un gynécologue accoucheur. Après s'être longtemps battu pour que les pères puissent entrer dans les salles d'accouchement, coupent le cordon sans s'évanouir , pour être dès les premiers instants en contact avec leur bébé au côté de la mère, ce médecin revenait comme une porte de saloon en arrière ! Pourquoi ? Parce qu'il constatait avec un grand désarroi que ces "nouveaux pères" faisaient plus de mal que de bien en s'impliquant dans le maternage. Et à la question "quelle est la meilleure chose qu'un père puisse faire pour son enfant ?" il répondait sans hésiter (et là je le cite mot pour mot car cela m'a profondément marquée) "Le meilleur père est celui qui fait du bien à la mère de son enfant, qui l'aide à s'accomplir dans son rôle".

Et oui, je vais encore passer pour une grosse réac, mais je suis tout à fait d'accord avec lui et je crois que les féministes intégristes se sont complètement plantées en voulant faire des hommes des mamans bis. Ok, c'est bien qu'ils sachent changer une couche et donner un biberon, mais dans les premiers mois, je crois surtout qu'une maman de fraîche date (ben oui, aujourd'hui, même pour un premier né, les mamans ne sont plus forcément jeunes) a surtout besoin que le père  lui masse le dos, lui dise qu'elle est belle et qu'elle est une super maman. Plutôt qu'un pro de la couche culotte et du rototo post biberon...

On dit souvent que l'arrivée d'un enfant bouleverse l'équilibre (souvent fragile) d'un couple. Bien sûr de l'extérieur, quand on voit un père qui manie la tétine trois vitesses comme la boite de vitesse de sa voiture, qui donne le bain, berce mieux qu'un hamac son tout petit bébé, on s'attendrit. Même la mère se force à penser "quel père merveilleux !!". Mais pourquoi croyez vous que le baby blues frappe aussi fort ? Parce que désolée de le rappeler, mais nous sommes des mammifères. Et chez les mammifères, ce sont les femelles qui maternent, voir chez certaines espèces qui foutent une raclée au père s'il s'approche un peu trop près des petits. Comment se sentent-elles ces mères qui après s'être tapées 9 mois de galère se voient privées de leur rôle naturel, au profit du géniteur qui fait tout mieux qu'elles ?  (pensent-elles à tort ... bon ok , ou à raison si le fameux instinct maternel ne se manifeste pas du tout).

Pour avoir par deux fois tenté l'expérience, je vous donne la réponse : elle se sent très nulle cette maman, elle culpabilise, elle déprime et se demande bien à quoi elle sert. Elle se dit qu'elle n'est qu'un utérus sur pattes. Et en plus, elle se sent obligée d'afficher un air comblé devant ce papa si merveilleux alors qu'en fait, elle aimerait juste qu'il lui rende son bébé et qu'il fasse autre chose à la place comme prendre un air extasié devant SES capacités maternelles, qu'il lui propose un verre d'eau ou qu'il court chez le fleuriste, voir s'il n'est vraiment pas romantique, qu'il tape la liste des courses sur le site ad hoc... La technologie, ça c'est une affaire d'homme !

Moi heureusement que j'ai lutté bec et ongles pour pouvoir les allaiter mes deux amours, sinon, je pense qu'à part à la maternité (et encore ! ), je n'aurais jamais pu les tenir dans mes bras. Même ma belle-mère a tenté de me faire cesser au bout d'un mois sous prétexte que ça devait être contraignant, fatigant... Elle n'a pas osé dire que ce n'était pas ce qu'il y a vait de mieux pour le bébé, car les miens prenaient plus de poids que ceux au biberon...
Aujourd'hui, ce que ce super papa a obtenu, c'est que sa femme le quitte, le prenne pour un dangereux malade , que son fils suive une psychothérapie intensive, que sa fille se lance sur une pente dangereuse et qu'au final, il va finir par devoir les assumer tout seul.
Pour d'autres couples, après explosion, séparation ou divorce, cela se termine en concours de celui qui sera le plus aimé par son bambin, et cela donne des enfants roi qui ne supportent aucune frustration, ruinent pécunièrement, physiquement et moralement leurs parents. Des assistés à qui on ose rien demander de peur de les contrarier, fatiguer, frustrer. De peur qu'ils ne nous préfèrent plus ...

Alors de grâce messieurs les futurs papas, occupez vous de la mère de votre future progéniture et attendez sagement qu'il ou elle soit en âge de jouer au foot ou de faire du vélo pour intervenir et jouer les supers héros ! Vous garderez : votre fierté de mâle, l'estime de votre femme et l'adoration de vos enfants.

Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 17:03
Quelle horreur, Mickael Jackson est mort ! On monopolise la une des journaux du monde entier pour annoncer la nouvelle, le désaroi est d'ampleur mondial, les personnalités du monde du spectacle sont effondrées (bon, ça passe encore, solidarité d'artiste je suppose), mais des hommes politiques aussi sont priés de donner dans la figure navrée. Du coup, le fait que l'Iran menace d'entrer en conflit, arrête des ambassadeurs anglais, réprime une manifestation dans un bain de sang, que la crise précipite des familles entières dans la déchéance, tout cela est relégué au second plan. Tout le monde prend un air tragique et parle d'une très grande perte, à part Obama qui semble être le seul à dire qu'il y a autre chose de plus affligeant.
Désolée, mais moi aussi. Certes, sa musique était sympa et novatrice. Certes, c'était un artiste dans son domaine, mais c'était aussi un homme, qui aurait eu grand besoin de consulter un très bon psychiatre et qui aurait dû se tenir éloigné des enfants, même si sa culpabilité n'a jamais été prouvée.
Maintenant, on va avoir droit à toutes les batailles sordides sur sa succession, les rats vont sortir du placard, et tout cela bien évidemment, largement étalé dans les médias.
Une actrice américaine aussi est décédée à peu près au même moment, après avoir longuement lutté contre un cancer, et c'est à peine si on en a parlé. Pauvre drôle de dame...
Les médias font tout de même de drôles de choix. Comme dans cette affaire récente de mère infanticide. On a beaucoup parlé des deux enfants qui ont fini dans un congélateur, mais très peu de celui qui a fini dans la cheminée familiale. Et comme aucun psychiatre n'a pu déterminer si elle était folle ou non, elle ne prend que 8 ans de prison. Si elle en fait 5 ... J'ai dit dans un autre article sur les rapports mère-fille, que les mères se trompent souvent avec beaucoup d'amour. Dans ce cas, je retire ce que j'ai dit. Et je crois sincèrement que si on avait aussi insisté sur ce bébé incinéré dans la cheminée, l'opinion publique aurait été moins encline à lui trouver des excuses.
En ce moment, j'évite de regarder les infos. D'abord parce que mon grand frère prend souvent l'avion, et d'après les dernières nouvelles, ce n'est pas génial comme moyen de transport en ce moment. Je préfèrerai qu'il se déplace en vélo... Ensuite, entre la crise et les menaces de guerres, le réchauffement climatique et les catastrophes naturelles, on ne peut pas dire que ça remonte le moral. Le reste, c'est juste consternant.
C'est moi ou le monde qui est en train de devenir fou ?
Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /2009 13:07
J'ai testé pour vous, la randonnée. Qu'elle soit en solitaire, organisée pour le printemps ou en nocturne, ou simplement avec une compagnie agréable, c'est un pur moment de bonheur.

Il y a environ 4 mois, j'avais un look proche du bonhomme Michelin, le tonus d'une limace sous opiacés, et des douleurs post chirurgie thoracique très handicapantes. C'est là que mon grand frère est intervenu pour me dire que je prenais la mauvaise direction et qu'il était grand temps que je réagisse ou le fond du trou se rapprocherait beaucoup plus vite que je ne l'avais envisagé. Comme je me suis promis de vivre jusqu'à ce que mes enfants soient majeurs, j'ai étudié les options possibles.

Les régimes ( objet d' un prochain article), j'en avais déjà tenté douze mille et depuis j'ai dû perdre et reprendre au moins cent kilos.
La chirurgie esthétique était bien au-dessus de mes moyens et puis je sortais juste d'un bloc opératoire, je le sentais moyen d'y retourner.
Restait le sport. Or, depuis plusieurs années, le seul sport que je pratiquais impliquait de façon indispensable un partenaire enthousiaste. Avec tout ce que j'avais à perdre, un seul homme n'y aurait pas suffit ( ou alors Superman peut-être) et vu mon apparence les volontaires ne se seraient pas bousculés sous mon balcon.
J'avais un budget très limité, impossible donc de m'inscrire dans une salle de sport avec coach. Et il n'était pas question que je fasse n'importe quoi.
Il me fallait un truc progressif, pas cher, pas dangereux et que je pouvais pratiquer n'importe quand. C'est ma soeur qui m'a donné l'idée. La marche. Mais pas façon marche de shopping ...
Au début, j'arrivais  à grand peine à boucler un petit circuit de 3 kilomètres en marchant normalement. En augmentant progressivement, et la vitesse et la longueur du trajet, j'ai commencé à vraiment y prendre du plaisir.
Hier soir, c'était une randonnée nocturne organisée par un Club de mon village. Nous sommes partis à 20h30 et je suis arrivées dans les 5 premiers après un parcours d'environ 16 kilomètres à 23H. Nous sommes passés dans les sous-bois, avons longé la rivière, traversé un petit bled très joli, j'avais les yeux qui brillaient en regardant le soleil se coucher sur un petit matelas de nuages. J'étais au top, bourrées d'endorphines, tout mon stress de la semaine précédente évacué.
J'ai juste un peu regretté les petites douceurs compensatrices dans les côtes ... Pas bon les Pépitos avant la rando !
Je n'ai donc suivi aucune restriction alimentaire et en 4 mois à peine, j'ai perdu autant de poids qu'avec un célèbre régime.
Maintenant, je ressemble à une femme. Certes, je ne suis pas encore assez décomplexée pour tenter le bikini cet été (de toute façon si je veux que ma balafre façon Albator dans le dos s'atténue, la bronzette ce n'est pas conseillé), mais au moins, je ne pleure plus quand par hasard je croise mon reflet dans une glace.
La randonnée, c'est comme les bulles ... ça fait du bien partout : au moral, au corps et sans remord. Vous n'y laissez pas une fortune, vous risquez au maximum quelques courbatures si comme moi, vous vous tapez les 16 kilomètres en marchant comme un bucheron fuyant un incendie de forêt (expression de ma soeur !) mais ça règle un maximum de problèmes.
Aujourd'hui, il pleut un peu, mais ce n'est pas grave, je vais quand même faire ma petite rando de décrassage.
Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /2009 21:49

L'été s'annonce et après les inévitables "spécial minceur", les journaux féminins vont bientôt nous rappeler aussi à l'ordre sur nos galipettes. Façon édulcorée d'évoquer ce qui devrait être la principale activité post plage de toute femme normalement constituée. Nous allons donc bientôt avoir droit aux nouveaux diktats, non pas de la minceur, non pas de la mode, mais de l'art kamasutresque !
Depuis quelques années, on voit apparaître en page de couverture de magazines même pas spécialisés, des titres accrocheurs, racoleurs, des suppléments sexe, etc ... Dans les années quatre vingts, le mantra des femmes, c'était de s'épanouir en business woman, jonglant adroitement entre dossiers super importants ( comme s'il allait de soit que toutes les femmes qui travaillaient ne faisaient que traiter le dossier de l'année), mari, enfants et nounous.
Aujourd'hui, crise oblige, il faut se réaliser autrement. On a donc commencé dans les années quatre vingts à évoquer discrètement les façons d'améliorer l'ordinaire de dessous de couette. Il y a donc vingt ans, le truc croustillant du moment qui faisait de vous une super amante était de savoir jouer de la flûte enchantée.
Il y a dix ans, la sexualité était évoquée sans tabou, et les choses se sont sérieusement corsées. Être libérée, c'était accepter une prise d'assaut par l'autre versant de la lune.
Aujourd'hui, on parle de sexe partout. A la télévision, dans les journaux, à la radio. Un nombre hallucinant de personnes se porte volontaire pour raconter ses us et coutumes de rapprochement corporel. A la radio, c'est même parfois surprenant, car il existe une émission spécialisée diffusée en plein milieu de l'après-midi ! Et donc le must en ce moment, c'est d'être libertin... Autrement dit, coucher avec Pierre, Paul et Jacques en même temps au même endroit à la même heure, tous ensemble. Cela a toujours existé me direz vous. Bien sûr, mais on n'en parlait pas comme si c'était la norme ou même un signe d'une bonne ouverture d'esprit (si vous me permettez l'expression).
Dans dix ans, ce sera quoi ? On pourra considérer que vous êtes "cool" et à l'aise avec votre corps si Médor peut jouer aussi ???


J'entends parfois des témoignages d'hommes ou de femmes d'ailleurs, désemparés parce que leurs conjoints ne veulent pas se joindre à leur fantasme. Ils se disent frustrés comme des gamins à qui le Père Noël n'a pas voulu apporter de Wii sous le sapin. D'autres appellent parce qu'ils sont passés à l'acte et que cela les a complètement chamboulé. A les entendre, on a l'impression qu'on ne peut pas avoir de vie sensuelle épanouie si on ne suit pas l'escalade de l'étalage médiatique. Puisqu'on en parle, c'est surement comme cela que ça doit se faire ! Et on met dans la tête des gens des idées qui ne leur seraient jamais venues à l'esprit autrement.
Cet article n'a pas pour but de juger les moeurs des uns ou des autres. Je n'adhère plus à aucune religion car je ne supporte plus qu'on m'indique de quelle façon je dois penser. Je croyais naïvement que la sexualité était un domaine intime, où chacun pouvait s'exprimer dans ses désirs avec des partenaires sur la même longueur d'onde et que cela ne regardait que la personne, le couple, ou le groupe concerné. Maintenant, c'est devenu un domaine aussi coaché que l'apparence, aussi orienté que la mode vestimentaire et tout comme avec votre paletot, vous êtes cataloguée limite frigide ou réac si vous répondez poliment que "non, le club Zapoil, ça ne vous tente pas des masses".
Maintenant quand vous faites une nouvelle rencontre, vous révisez votre kama sutra avant l'apéro, en ayant pris bien soin d'affuter au choix : votre porte-jarretelles, votre guépière en soie, en cuir .. en latex si vous n'êtes pas allergique. Le Monsieur, s'il vous plaît, se croit obligé de vous retourner comme une crêpe toutes les trois minutes pour être sûr que vous êtes bien cuite sur toutes les faces et  s'attend à ce qu'après un tel marathon, vous soupiriez d'aise et le cataloguiez  "amant d'enfer".
Le romantisme n'a plus la même saveur. Maintenant, le corps doit exulter dans la performance ! Pourtant, un petit missionnaire tranquille, bien tendre, les yeux dans les yeux, je crois que ça a encore du bon ... même sous les draps, même à la faible lueur d'une bougie.

Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 17:55
Je viens de passer tout un week-end à me torturer mentalement, à me ronger d'angoisse. La cause de tout ce stress ? L'inconscience, l'incompétence, le manque de psychologie et le je-m'en-foutiste qui semble gagner l'ensemble de la profession médicale.
Depuis une semaine, mon fils est passé entre les paluches de tous les genres de toubibs précités. Un remplaçant de garde qui visiblement a mal révisé ses cours. Ou alors, la médecine n'est pas enseignée de la même façon, dans les différentes régions de France. J'ai quelques connaissances puisque j'ai passé un diplôme national de visite médicale. Diplôme obligatoire pour exercer cette profession depuis 1993. Tout ça pour avoir un minimum de crédibilité lorsque l'on cherche à vendre un médicament à un médecin. J'ai donc eu une formation médicale pendant 4 mois, et parfois, lorsque je vois les ordonnances que délivrent certains médecins, dont l'incompétente notoire que mon fils a vu ce week-end, je me demande si je n'en sais pas plus qu'eux !! Grâce à son brillant diagnostic et son ordonnance en parfaite contradiction avec ce dernier, mon fils est passé d'une simple infection virale à ... et bien, on ne sait toujours pas vraiment quoi, puisque sa prescription a faussé tous les diagnostics suivants, mais qui se termine tout de même par une surinfection bronchique asthmatiforme.
Les urgentistes pédiatriques ont fait venir quatre personnes à son chevet le lendemain du désastre et pour ne pas paraître trop stupides ou désintéressés, ont tout de même fait faire une prise de sang et ont renvoyé l'enfant sans en attendre les résultats. La pédiatre qui l'a vu deux jours après l'a enfin mis sous antibiotiques mais a évoqué un symptôme mystérieux qui s'il se produisait, nécessitait qu'on la rappelle rapidement. Hors, elle s'absentait dès le lendemain pour toute la fin de la semaine !!!
Évidemment, le trouble est apparu. Re-urgences pédiatriques car au téléphone, on m'évoque un possible syndrome de Kawasaki, qui peut entraîner des troubles cardiaques "alors Madame, il vaudrait mieux lui faire une échocardiographie". Des urgences bondées à cause d'un accident de car je crois, et après trois heures d'attente, on me dit "bof, non, ce n'est sûrement pas ça, il a du vous faire la scarlatine. Le test est négatif, mais ça ne veut rien dire, il est sous antibiotiques alors ..." Et moi de répondre, "heu oui, mais on m'a fait venir pour une écho ..." Et là, vous constatez que cette interne qui a tout juste l'air assez vieille pour que l'encre de sa thèse n'ait pas encore finit de sécher, est complètement dépassée, qui si elle demande un autre avis ou cette écho, elle va se faire renvoyer sur les roses. Alors quand elle vous dit que vous pouvez rentrer chez vous, vous n'osez même pas devenir hystérique, surtout si c'est une image que votre ex-mari essaie à toute force de vous coller sur le dos. Vous rentrez chez vous avec l'estomac qui se remplit par vague d'acide, et de la sueur froide qui vous dégouline dans le dos.
J'ai passé tout le week-end à croire que mon fils était en danger de mort subite et de maudire les médecins, les juristes qui ont inventé et permis la garde alternée, et moi-même. Tout cela en faisant happy face pour ne pas transmettre mon angoisse à mon trésor.
Au final, mon fils aura subit 7 consultations médicales, et à part un diagnostic ferme sur sa bronchite, on a rien !! On ne sait pas ce qui c'est passé. Et ce n'est pas terminé.
Je commence à comprendre pourquoi certaines personnes finissent par se détourner de la médecine scientifique. Pourquoi on finit par haïr ces gens qui font 7 ans d'études au moins pour être sensés prendre notre santé en charge.
Et puis, internet aussi, qui balance des informations médicales, avec des prévisions alarmistes. Soit c'est parfois utile. En ce qui me concerne, heureusement qu'il y avait internet, sinon, je serais sur une liste d'attente pour une greffe hépatique parfaitement inutile !
Mais bon sang, je me demande parfois si ces médecins sont parents !
Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /2009 20:54

Entre le mien qui a sombré tel le Titanic, le troisième de ma soeur que nous venons de célébrer, et le deuxième de mon frère qui est en préparation, je crois qu'il y a là, matière à réflexion !
La grande question est ( à trois million de dollars la bonne réponse) : Pourquoi se marie-t-on de nos jours ?
Par amour ? Hum hum, si je n'avais pas vu de mes yeux vu , rayonner ce sentiment dans le regard de nos deux tourtereaux de ce week-end, je vous dirais : mauvaise réponse ! Pourquoi convoler en justes noces après 17 ans de vie commune si ce n'est pour autre chose que pour l'amour ? Au départ, je crois que  l'idée était un arrangement administratif non couvert par le PACS. Parce que parfois, ce n'est que ça le mariage. Pour ma soeur, je crois qu'au final, la vraie motivation c'est bien l'amour. Mais le chemin a été très long et parfois un peu chaotique.

De nos jours, il n'y a plus que les cathos intégristes (dont fait partie mon ex -mari) pour avoir besoin de la bénédiction de Monsieur le Curé pour culbuter Madame, même sagement dans le lit conjugal. Mais cela existe encore, et là, je ne suis pas sûre que ce soit de l'amour, mais plutôt un acte désespéré pour assouvir une libido trop longtemps contenue. Et à moins d'avoir une vocation et une dévotion identiques, je suis témoin que ces mariages là sont de véritables catastrophes !

Il y a aussi les fans de la preuve de l'engagement de l'autre. C'est en général assez féminin comme réaction. Les jeunes femmes attendent la demande officielle de Monsieur comme le Saint Grâal! Comme si avoir un anneau au doigt était une assurance contre l'abandon, ou un trophée qui nous ferait passer de statut de potentielle célibataire à femme accomplie (mari, maison, enfant, voiture familiale et enfants qui vont avec ...) Pour les hommes, c'est plutôt le repos du guerrier : plus besoin de faire le paon pour avoir de la compagnie dans son lit et éventuellement combler quelques lacunes domestiques. C'est surement ce qui explique ces statistiques déprimantes : un mariage sur deux en Ile de France et un sur trois en Province finissent par un divorce. La plupart du temps parce qu'une fois les promesses échangées, Madame ne s'épile plus qu'en été, dort avec un pyjama en pilou et des chaussettes, préfère lire ou regarder "Desparate Houwives" que de butiner sous la couette. Et Monsieur oublie l'adresse du fleuriste, les petits bisous dans le cou, de dire "ce que tu es belle !"  en regardant Madame avec des yeux gourmands ... Bref, au final, cet engagement à perpète finit par encombrer les bureaux du Juge des affaires familiales.

Il y a ceux qui veulent célébrer leur amour en faisant une belle fête où ils convient tous leurs proches à être témoin de leur bonheur d'être ensemble. Et une fois sur deux ou trois (ça dépend de votre lieu de résidence) ce seront ces mêmes amis qui signeront des attestations en faveur de l'un ou l'autre pour régler les litiges du divorce. Ou même encore plus drôle, maintenant on fête aussi son divorce. Je ne sais pas si l'ampleur de la fête est à la hauteur de la bataille judiciaire, mais si c'est le cas, ma fête de divorce sera plus grandiose que le carnaval de Rio à ce train là !

Je suis amère me direz-vous... Oui. Parce que je croyais que le mariage c'était dire à l'autre : je veux faire ton bonheur et t'aimer jusqu'à la fin de nos jours. Je n'ai pas gagné trois millions de dollars et je ne sais plus ce qu'est l'amour... En fait, je trouve même ça limite dangereux.

Cependant, je ne nie pas qu'il existe des mariages heureux (un sur deux ou trois ....). Des âmes soeurs qui se sont rencontrées au bon moment, au bon endroit. Des bâtisseurs, qui construisent chaque jour, les fondations d'un amour plus solide. Les chanceux qui savent ce que l'amour veut dire (moi, s'il y en a un qui arrive à me faire comprendre comment ça marche, je lui décerne le prix Nobel !). Et surtout qui connaissent l'alchimie qui l'entretient. Je vais observer les nouveaux mariés de l'année, et peut être qu'avec l'âge, je comprendrai.

Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 12:57
Les options les plus connues dans les relations mère-fille, sont : la fusion ou le conflit ou la relation calme et sereine. Cette dernière option se manifeste tout de même, dans les rares cas où elle se présente, lorsque les deux protagonistes atteignent un âge avancé. C'est à dire, celui où la mère fait confiance à sa fille et observe avec un intérêt bienveillant les choix qu'elle fait, et celui où la fille n'a plus besoin de s'opposer à sa mère pour se sentir exister. Cet aboutissement là étant relativement marginal, il se passera de mes commentaires. Et puis de toute façon, je ne parle pas de ce que je ne connais pas.
La fusion, c'est lorsque le tandem mère-fille pourrait passer pour une relation de copines d'enfance, l'image de l'une se projetant directement sur l'autre comme un effet miroir. Dans ces cas là, elles se passent difficilement de leur présence réciproque et c'est en général assez pénible pour les hommes qui tentent de cohabiter avec l'une ou avec l'autre. Cela peut sembler attendrissant pourtant. Parfois c'est seulement pathétique, surtout quand la mère, qui a en général au moins 25 ans de plus que sa fille, s'habille comme elle, minaude comme elle, bref se comporte comme une adolescente. C'est plus désolant et dangereux quand la fille à peine âgée de 12 ans veut en paraître 35 comme sa mère sans comprendre tous les inconvénients que cela peut avoir.
Le conflit est, je pense, la forme la plus fréquente de relation mère-fille. Il trouve son origine dans une multitude d'incidents de parcours éducatif. Il peut dépendre du nombre d'enfants dans la famille, de l'activité professionnelle ou du sacrifice d'une vie professionnelle, d'espoirs placés dans sa progéniture (forcément déçus), ou même parfois d'incident ayant eu lieu au moment même de la grossesse.
Il y a des conflits mère-fille qui trouvent une certaine forme de cessez-le-feu à force d'explication, de prise de conscience, de concessions et de remise en question. Et il y en a qui ne trouveront jamais de solution. Parce que les blessures sont trop profondes, parce que le déni est un réflexe de défense trop ancré. Parce que les égos sont  très mal équilibrés, l'un trop fort et l'autre démoli.
Comme dans certains pays, ces confrontations durent jusqu'à ce que mort s'en suive, car pour cette mère comme pour cette fille, c'est le seul moyen de garder le lien. Il est toujours très culpabilisant de se dire qu'on a échoué à maintenir un lien familial. Très difficile aussi de ne pas avoir le dernier mot, ou de ne pas avoir obtenu réparation.
Et parfois, de guerre lasse, il y en a une qui jette l'éponge. Parce que couper les ponts devient moins douloureux à encaisser que de retourner au front, blindée de bonnes intentions, pour découvrir une ultime trahison. Parce que l'on se rend compte, que l'on avance plus dans sa vie, engluée comme une mouche dans un pot de miel. Et à 40 ans, on se dit, c'est maintenant ou jamais de prendre un nouveau départ.
Alors lectrice anonyme, si mes articles effacés ne t'ont pas aidé à comprendre, si tu n'as toujours pas décodé mes attitudes, c'est que tu n'y arriveras jamais. Mais dis toi que ce n'est pas si grave. On dit que toutes les mères se trompent avec amour. Tu aurais pu faire pire, il y a des mères qui se trompent en oubliant leur enfant dans la voiture au soleil par 40 degrés à l'ombre. Je ne ferais pas de listes d'erreurs ici. Comme je l'ai dit, ce blog n'est pas destiné à servir de stand de réglements de comptes à ok coral. Je donne juste un conseil. Comme le dit mon grand frère : "laisse tomber la neige", ça ne sera pas marqué au fer rouge sur ton front et de toute façon, pour qu'il y ait un conflit, il faut deux adversaires. Cet article est un drapeau blanc signifiant "je quitte le terrain de jeu".
Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /2009 16:55
Ami lecteur, puisque tu ne sembles pas vouloir lâcher l'affaire, je t'en refais un, juste pour toi. Ma philo de comptoir, mes interrogations psycho-sentimentalo-sombrero, tu en veux, tu en auras.
Le sujet du jour ? Les adolescents.
Je pensais que j'avais encore beaucoup de temps devant moi avant d'avoir à supporter la rebellion, les portes qui claquent, et tout ce que je pense qui va suivre. Anna n'a que 9 ans. Soit elle est un peu précoce comme enfant, et il parait que le divorce ça fait vieillir les enfants plus vite. Mais au secours ! Pourvu, d'une part qu'elle ne soit pas aussi chiante que moi ado (même si j'avais d'excellentes raisons d'être ce que je fus) et d'autre part qu'elle ne ressemble pas trop à la majorité des ados que j'ai sous le nez.
Ma description de l'adolescent moyen en deux catégories : les filles et les garçons.
Honneur aux dames. Donc l'adolescente. En plein bouleversement hormonal, elle s'interroge sans cesse sur son apparence, traque le bouton, cherche son identité vestimentaire comme moi, mon téléphone portable au fond de mon méga sac. Ce qui donne en général si personne n'y met le hola, un look entre la prostitué de bas étage et le clown. Surtout si l'adolescente a accès à une trousse de maquillage. Soit parce qu'elle se l'est elle-même acheté, soit parce qu'elle n'a pas d'interdiction formelle de s'approcher des produits de sa mère (ce qui serait pourtant un moindre mal). Soucieuse de son apparence disais-je, mais elle oublie régulièrement que dans la salle de bain, il y a aussi une douche ou une baignoire. Et que la brosse à  dent ne sert pas uniquement à se brosser les sourcils. A moins d'avoir affaire à une passionnée (genre gymnaste en herbe, ou fan d'atlétisme) ce qui reste tout de même des exceptions, l'adolescente un minimum surveillée assure un minimum en cours, mais est souvent très nulle en sport. Matière où elle juge que son devoir de participation relève de la maltraitance infantile. En effet, la seule partie du corps vraiment active d'une adolescente est sa main. Non qu'elle soit très lubrique (si tu penses cher lecteur que je glisse sur ce terrain, c'est raté), mais la seule activité qui passionne une ado, c'est le maniement de la zapette, de la souris, voir du clavier de son ordinateur ( et encore celui -ci est en usage minimum, langage texto oblige).Elle a donc la démarche et le tonus proche d'un loukoum, ou d'un invertébré asthmatique et elle a hâte d'avoir ses règles pour être dispensée de sport au moins une fois par mois. Et aussi de voir ses seins pousser pour justifier et revendiquer son statut de femme. C'est pourquoi elle singe les attitudes racoleuses des mannequins publicitaires ou de leurs idoles. Je préfère penser que la plupart ignore ce que ces mimiques suggèrent, au moins jusqu'à 16 ans au minimum. Je sais, moi je n'ignorais pas, et c'est bien ça qui est dommage. Les femmes se marient et font des enfants de plus en plus tard, mais couchent de plus en plus tôt. Il faudra qu'on m'explique.
L'adolescent, lui, ne se maquille pas (encore que, depuis qu'une bande de dégénérés allemands maquillés comme des camions volés ont mis en transe toutes les adolescentes d'Europe, on aurait pu craindre une épidémie). Il ne se lave pas beaucoup plus, mais applique consciencieusement la moitié d'un pot de gel gluant par semaine pour donner un style à sa coiffure. J'ai eu un neveu qui a eu une période où sa tête ressemblait à une paire de fesses. Et en ce moment la mode qui fait fureur et grimper le chiffre d'affaire des sociétés fabriquantes de produits capillaires, c'est la techtonik. C'est une danse aussi. Pour la coiffure comme pour le corps, le résultat est identique. On a l'impression qu'ils ont les doigts coincés dans une prise électrique, il ne manque plus que les étincelles. Le garçon adolescent met plus de temps à s'intéresser de façon compulsive aux filles, c'est pourquoi, il participe plus activement aux activités sportives du collège, et évacue ainsi, sa testostérone montante. Mais en général c'est sa participation au cours de français qui en pâti. Tout comme l'adolescente, l'orthographe texto fait des ravages sur tout style littéraire cohérent. Si l'adolescent dispose d'un ordinateur connecté à internet, il apprend rapidement à contourner le système de contrôle parental afin de se documenter sur la façon de s'y prendre avec les filles. En effet, ils ont souvent l'oeil pour repérer,celles (en général les plus fragiles) qui ont décidé que la virginité était aussi embarassante que l'appendicite et qui ont donc hâte de procéder à l'opération qui les en débarrassera. Les conséquences de ces confrontations précoces entre ado fera d'autres ravages, plus tard. Et ce sera surement un de mes prochains sujets de réflexion. J'ai aussi oublié de parler de leur comportement alimentaire et leurs rapports avec leurs parents.
Donc trois sujets si tu me suis encore lecteur. Je précise d'avance que ce que j'écrirais dorénavant ne sera ni autobiographique (ou alors quelques rares allusions), ne traduira pas forcément mes profondes convictions. Se sera juste des réflexions instantanées. Relance le débat, ami lecteur, mais si tes commentaires sont désobligeants,  je ferme.
Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
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