
Aujourd'hui, nous n'aurions plus cette allure là... La compétition, je ne pense pas
que j'y reviendrai. Ce n'est plus de mon âge ! Mais cette sensation de détente, ce moment où vous êtes en parfaite harmonie avec votre complice, j'espère bien la retrouver bientôt. J'aime beaucoup
cette photo, même si la jument n'était pas Quienette. Elle, c'était Course Folle. Encore un nom bizarre pour une jument. Cet instant a été saisi au petit matin (je devais être en cinquième position
pour l'épreuve de dressage d'un concours complet). Et le dressage, justement, ce n'était pas mon fort, ni celui de la jument, une trotteuse à peine âgée de cinq ans. C'est très inconfortable un
trotteur et en dressage, il y a beaucoup de trot assis. Vous devez donc essayer de faire corps avec l'animal sans rebondir comme un lapin au-dessus de votre selle. Là, c'est la fin de
l'épreuve et on en est visiblement toutes les deux soulagées.
On se dit bien qu'on ne vient pas de faire la meilleure performance de la journée, mais que le soleil se lève et qu'on montrera de quoi nous sommes capables plus tard.
J'avais beaucoup d'affection pour cette petite jument et elle me le rendait assez bien.
Mon paradis, il est un peu comme ça. Il y a cette lumière là, ce calme ...
... ce sourire d'enfant qui rayonne comme le soleil sur le front de Quienette, ce sentiment d'amour bienveillant des uns pour les autres. Ce garçon, c'est mon neveu. Il mesure 1,95 m maintenant.
Dans mon paradis ça pourrait être mon fils, et avec une grand jument comme ça, je pourrais prendre ma princesse de fille en croupe ! Un cheval familial quoi !
Par Caroline
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Publié dans : histoires de chevaux ...
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