Mercredi 1 juillet 2009
J'ai dit que j'étais déprimée. Alors la page d'accueil administrative qui me dit que mon blogrank a baissé, et me fait un smiley qui boude en m'annonçant que mon blog ne figure pas dans le top, c'est juste une brique de plus dans mon sac à dos trop lourd.
Si vous n'avez rien de plus joyeux à me communiquer, merci de mettre des fleurs à la place...
Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 1 juillet 2009
Quelle horreur, Mickael Jackson est mort ! On monopolise la une des journaux du monde entier pour annoncer la nouvelle, le désaroi est d'ampleur mondial, les personnalités du monde du spectacle sont effondrées (bon, ça passe encore, solidarité d'artiste je suppose), mais des hommes politiques aussi sont priés de donner dans la figure navrée. Du coup, le fait que l'Iran menace d'entrer en conflit, arrête des ambassadeurs anglais, réprime une manifestation dans un bain de sang, que la crise précipite des familles entières dans la déchéance, tout cela est relégué au second plan. Tout le monde prend un air tragique et parle d'une très grande perte, à part Obama qui semble être le seul à dire qu'il y a autre chose de plus affligeant.
Désolée, mais moi aussi. Certes, sa musique était sympa et novatrice. Certes, c'était un artiste dans son domaine, mais c'était aussi un homme, qui aurait eu grand besoin de consulter un très bon psychiatre et qui aurait dû se tenir éloigné des enfants, même si sa culpabilité n'a jamais été prouvée.
Maintenant, on va avoir droit à toutes les batailles sordides sur sa succession, les rats vont sortir du placard, et tout cela bien évidemment, largement étalé dans les médias.
Une actrice américaine aussi est décédée à peu près au même moment, après avoir longuement lutté contre un cancer, et c'est à peine si on en a parlé. Pauvre drôle de dame...
Les médias font tout de même de drôles de choix. Comme dans cette affaire récente de mère infanticide. On a beaucoup parlé des deux enfants qui ont fini dans un congélateur, mais très peu de celui qui a fini dans la cheminée familiale. Et comme aucun psychiatre n'a pu déterminer si elle était folle ou non, elle ne prend que 8 ans de prison. Si elle en fait 5 ... J'ai dit dans un autre article sur les rapports mère-fille, que les mères se trompent souvent avec beaucoup d'amour. Dans ce cas, je retire ce que j'ai dit. Et je crois sincèrement que si on avait aussi insisté sur ce bébé incinéré dans la cheminée, l'opinion publique aurait été moins encline à lui trouver des excuses.
En ce moment, j'évite de regarder les infos. D'abord parce que mon grand frère prend souvent l'avion, et d'après les dernières nouvelles, ce n'est pas génial comme moyen de transport en ce moment. Je préfèrerai qu'il se déplace en vélo... Ensuite, entre la crise et les menaces de guerres, le réchauffement climatique et les catastrophes naturelles, on ne peut pas dire que ça remonte le moral. Le reste, c'est juste consternant.
C'est moi ou le monde qui est en train de devenir fou ?
Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 24 juin 2009
"La vie, c'est comme une boite de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber". Même pour ceux (ça existe ?) qui n'ont pas vu le film, cette réplique culte a pour moi toute sa saveur.
Disons que dans ma boite à moi, il y a beaucoup trop de mauvaises surprises par rapport aux bonnes. Ou alors, je n'ai pas la main heureuse et je fais souvent les mauvais choix.
Par exemple, je n'aime pas les chocolats fourrés à la crème. On pourra dire que celui là, c'est le choix de mes études. Celui aux fruits confits (par exemple de la poire à laquelle je suis allergique), c'est le monstre qui m'a passé la bague au doigt. J'en ai choisi deux aussi qui en première sensation avait un goût très agréable. Le genre de chocolat qui vous donne envie de dévorer la boite entière. Mais qui vous colle, soit une indigestion, soit vous laisse un goût amer. Ce sont les deux enfants que j'ai voulu avoir, que je me suis laissée convaincre d'avoir. Si l'on prend en considération qu'à la base, je n'aime pas trop les enfants, on pourrait me dire que je savais pertinemment que je courrais au devant d'une grosse déception. Et pourtant, le jour de leur naissance, je me suis découvert un instinct dont on parlait beaucoup mais dont je me sentais totalement dépourvue. Le fameux "instinct maternel". Dans le règne animal, c'est ce qui pousse la femelle à maintenir sa progéniture en vie, quitte à sacrifier le plus faible pour épargner les plus forts. Chez l'humain, tout se complique car nous intellectualisons tout, y compris nos rapports affectifs. Et puis, une foule d'intervenants extérieurs se mêlent de vos sentiments : la médecine, l'état, l'école, la justice. Les mantes religieuses par exemple, on beaucoup plus de chance que nous pauvres femmes. Pour être sûre de ne pas être emmerdées par le père de ses enfants, elle lui bouffe la tête avant même d'avoir le résultat de l'échographie. Dommage, ça ne se fait pas chez les humains ...
Depuis trois ans, je ne choisis que de très mauvais chocolats. Pour moi ce sont les chocolats très noirs (donc amers), à l'alcool (donc potentiellement hallucinogènes), fourrés avec des cerises pas dénoyautés (très douloureux). Il m'arrivait parfois de piocher dans la boite d'un voisin, et ça me redonnait envie d'essayer.
Aujourd'hui, je frôle l'indigestion. Je ne sais pas si je dois jeter purement et simplement cette mauvaise boite ou s'il m'est encore possible d'en changer. D'en prendre une toute neuve, plus petite (et oui ! je vieillis, il me reste donc moins de chemin à parcourir).
Je reste souvent incrédule devant ces hommes ou femmes qui malgré les aléas monstrueux de la vie, s'y accrochent avec l'énergie que confère le désespoir. J'envie ceux pour qui elle est belle même s'ils n'ont pas forcément plus que moi (et même souvent moins). J'essaie d'apprendre au contact de ceux qui prennent l'existence avec philosophie et qui n'en garde que le meilleur.
Je n'ai pas retenu la leçon.
Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 16 juin 2009
Aujourd'hui, nous n'aurions plus cette allure là... La compétition, je ne pense pas que j'y reviendrai. Ce n'est plus de mon âge ! Mais cette sensation de détente, ce moment où vous êtes en parfaite harmonie avec votre complice, j'espère bien la retrouver bientôt. J'aime beaucoup cette photo, même si la jument n'était pas Quienette. Elle, c'était Course Folle. Encore un nom bizarre pour une jument. Cet instant a été saisi au petit matin (je devais être en cinquième position pour l'épreuve de dressage d'un concours complet). Et le dressage, justement, ce n'était pas mon fort, ni celui de la jument, une trotteuse à peine âgée de cinq ans. C'est très inconfortable un trotteur et en dressage, il y a beaucoup de trot assis. Vous devez donc essayer de faire corps avec l'animal sans rebondir comme un lapin au-dessus de votre selle. Là, c'est la fin de l'épreuve et on en est visiblement  toutes les deux soulagées.
On se dit bien qu'on ne vient pas de faire la meilleure performance de la journée, mais que le soleil se lève et qu'on montrera de quoi nous sommes capables plus tard.
J'avais beaucoup d'affection pour cette petite jument et elle me le rendait assez bien.
Mon paradis, il est un peu comme ça. Il y a cette lumière là, ce calme ...










... ce sourire d'enfant qui rayonne comme le soleil sur le front de Quienette, ce sentiment d'amour bienveillant des uns pour les autres. Ce garçon, c'est mon neveu. Il mesure 1,95 m maintenant. Dans mon paradis ça pourrait être mon fils, et avec une grand jument comme ça, je pourrais prendre ma princesse de fille en croupe ! Un cheval familial quoi !
Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 14 juin 2009
J'ai testé pour vous, la randonnée. Qu'elle soit en solitaire, organisée pour le printemps ou en nocturne, ou simplement avec une compagnie agréable, c'est un pur moment de bonheur.

Il y a environ 4 mois, j'avais un look proche du bonhomme Michelin, le tonus d'une limace sous opiacés, et des douleurs post chirurgie thoracique très handicapantes. C'est là que mon grand frère est intervenu pour me dire que je prenais la mauvaise direction et qu'il était grand temps que je réagisse ou le fond du trou se rapprocherait beaucoup plus vite que je ne l'avais envisagé. Comme je me suis promis de vivre jusqu'à ce que mes enfants soient majeurs, j'ai étudié les options possibles.

Les régimes ( objet d' un prochain article), j'en avais déjà tenté douze mille et depuis j'ai dû perdre et reprendre au moins cent kilos.
La chirurgie esthétique était bien au-dessus de mes moyens et puis je sortais juste d'un bloc opératoire, je le sentais moyen d'y retourner.
Restait le sport. Or, depuis plusieurs années, le seul sport que je pratiquais impliquait de façon indispensable un partenaire enthousiaste. Avec tout ce que j'avais à perdre, un seul homme n'y aurait pas suffit ( ou alors Superman peut-être) et vu mon apparence les volontaires ne se seraient pas bousculés sous mon balcon.
J'avais un budget très limité, impossible donc de m'inscrire dans une salle de sport avec coach. Et il n'était pas question que je fasse n'importe quoi.
Il me fallait un truc progressif, pas cher, pas dangereux et que je pouvais pratiquer n'importe quand. C'est ma soeur qui m'a donné l'idée. La marche. Mais pas façon marche de shopping ...
Au début, j'arrivais  à grand peine à boucler un petit circuit de 3 kilomètres en marchant normalement. En augmentant progressivement, et la vitesse et la longueur du trajet, j'ai commencé à vraiment y prendre du plaisir.
Hier soir, c'était une randonnée nocturne organisée par un Club de mon village. Nous sommes partis à 20h30 et je suis arrivées dans les 5 premiers après un parcours d'environ 16 kilomètres à 23H. Nous sommes passés dans les sous-bois, avons longé la rivière, traversé un petit bled très joli, j'avais les yeux qui brillaient en regardant le soleil se coucher sur un petit matelas de nuages. J'étais au top, bourrées d'endorphines, tout mon stress de la semaine précédente évacué.
J'ai juste un peu regretté les petites douceurs compensatrices dans les côtes ... Pas bon les Pépitos avant la rando !
Je n'ai donc suivi aucune restriction alimentaire et en 4 mois à peine, j'ai perdu autant de poids qu'avec un célèbre régime.
Maintenant, je ressemble à une femme. Certes, je ne suis pas encore assez décomplexée pour tenter le bikini cet été (de toute façon si je veux que ma balafre façon Albator dans le dos s'atténue, la bronzette ce n'est pas conseillé), mais au moins, je ne pleure plus quand par hasard je croise mon reflet dans une glace.
La randonnée, c'est comme les bulles ... ça fait du bien partout : au moral, au corps et sans remord. Vous n'y laissez pas une fortune, vous risquez au maximum quelques courbatures si comme moi, vous vous tapez les 16 kilomètres en marchant comme un bucheron fuyant un incendie de forêt (expression de ma soeur !) mais ça règle un maximum de problèmes.
Aujourd'hui, il pleut un peu, mais ce n'est pas grave, je vais quand même faire ma petite rando de décrassage.
Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 12 juin 2009
L'été s'annonce et après les inévitables "spécial minceur", les journaux féminins vont bientôt nous rappeler aussi à l'ordre sur nos galipettes. Façon édulcorée d'évoquer ce qui devrait être la principale activité post plage de toute femme normalement constituée. Nous allons donc bientôt avoir droit aux nouveaux diktats, non pas de la minceur, non pas de la mode, mais de l'art kamasutresque !
Depuis quelques années, on voit apparaître en page de couverture de magazines même pas spécialisés, des titres accrocheurs, racoleurs, des suppléments sexe, etc ... Dans les années quatre vingts, le mantra des femmes, c'était de s'épanouir en business woman, jonglant adroitement entre dossiers super importants ( comme s'il allait de soit que toutes les femmes qui travaillaient ne faisaient que traiter le dossier de l'année), mari, enfants et nounous.
Aujourd'hui, crise oblige, il faut se réaliser autrement. On a donc commencé dans les années quatre vingts à évoquer discrètement les façons d'améliorer l'ordinaire de dessous de couette. Il y a donc vingt ans, le truc croustillant du moment qui faisait de vous une super amante était de savoir jouer de la flûte enchantée.
Il y a dix ans, la sexualité était évoquée sans tabou, et les choses se sont sérieusement corsées. Être libérée, c'était accepter une prise d'assaut par l'autre versant de la lune.
Aujourd'hui, on parle de sexe partout. A la télévision, dans les journaux, à la radio. Un nombre hallucinant de personnes se porte volontaire pour raconter ses us et coutumes de rapprochement corporel. A la radio, c'est même parfois surprenant, car il existe une émission spécialisée diffusée en plein milieu de l'après-midi ! Et donc le must en ce moment, c'est d'être libertin... Autrement dit, coucher avec Pierre, Paul et Jacques en même temps au même endroit à la même heure, tous ensemble. Cela a toujours existé me direz vous. Bien sûr, mais on n'en parlait pas comme si c'était la norme ou même un signe d'une bonne ouverture d'esprit (si vous me permettez l'expression).
Dans dix ans, ce sera quoi ? On pourra considérer que vous êtes "cool" et à l'aise avec votre corps si Médor peut jouer aussi ???

J'entends parfois des témoignages d'hommes ou de femmes d'ailleurs, désemparés parce que leurs conjoints ne veulent pas se joindre à leur fantasme. Ils se disent frustrés comme des gamins à qui le Père Noël n'a pas voulu apporter de Wii sous le sapin. D'autres appellent parce qu'ils sont passés à l'acte et que cela les a complètement chamboulé. A les entendre, on a l'impression qu'on ne peut pas avoir de vie sensuelle épanouie si on ne suit pas l'escalade de l'étalage médiatique. Puisqu'on en parle, c'est surement comme cela que ça doit se faire ! Et on met dans la tête des gens des idées qui ne leur seraient jamais venues à l'esprit autrement.
Cet article n'a pas pour but de juger les moeurs des uns ou des autres. Je n'adhère plus à aucune religion car je supporte plus qu'on m'indique de quelle façon je dois penser. Je croyais naïvement que la sexualité était un domaine intime, où chacun pouvait s'exprimer dans ses désirs avec des partenaires sur la même longueur d'onde et que cela ne regardait que la personne, le couple, ou le groupe concerné. Maintenant, c'est devenu un domaine aussi coaché que l'apparence, aussi orienté que la mode vestimentaire et tout comme avec votre paletot, vous êtes cataloguée limite frigide ou réac si vous répondez poliment que "non, le club Zapoil, ça ne vous tente pas des masses".
Maintenant quand vous faites une nouvelle rencontre, vous révisez votre kama sutra avant l'apéro, en ayant pris bien soin d'affuter au choix : votre porte-jarretelles, votre guépière en soie, en cuir .. en latex si vous n'êtes pas allergique. Le Monsieur, s'il vous plaît, se croit obligé de vous retourner comme une crêpe toutes les trois minutes pour être sûr que vous êtes bien cuite sur toutes les faces et  s'attend à ce qu'après un tel marathon, vous soupiriez d'aise et le cataloguiez  "amant d'enfer".
Le romantisme n'a plus la même saveur. Maintenant, le corps doit exulter dans la performance ! Pourtant, un petit missionnaire tranquille, bien tendre, les yeux dans les yeux, je crois que ça a encore du bon ... même sous les draps, même à la faible lueur d'une bougie.
Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 12 juin 2009
Un blog, c'est comme une femme. Si on ne soigne pas son apparence, personne ne le regarde. C'est pourquoi, après avoir abandonné le rose raisin, qui ne me va plus car ce rose romantique et guimauve ne correspond plus à mes humeurs, je me suis adjointe les services d'un dessinateur de talent. Je crois qu'il  connait son don. Et je trouvais dommage qu'il ne l'exploite pas assez. Le plus spectaculaire est sa façon de reproduire les caricatures de mes pensées ou plutôt de mes écrits.
Donc vous trouverez bientôt  (s'il poursuit son effort productif) des illustrations dans mes articles et ce sera beaucoup plus vivant, parfois plus drôle. Car je ne suis pas toujours triste. Grégoire Lacroix (encore lui !) dit : " l'humour c'est ce qui évite à la lucidité de sombrer dans l'amertume". Heureusement donc qu'il me reste l'autodérision !
Alors nouveau look de blog pour nouveau look de femme. Depuis le mois de mars, je poursuis  ma métamorphose. Je ne serai jamais la princesse charmante ( de toute façon les héroïnes de conte de fée ne sont jamais divorcées avec deux enfants et balafrées), mais je regarde ma crise de la quarantaine, pardon, middle life, bien en face et je lui dis : même pas peur !
Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 8 juin 2009
D'abord, il a plu. Toute le journée. Et le temps gris me va mal au teint, surtout qu'après mon week-end d'angoisse, je ne l'avais déjà pas très frais.
Une journée comme je les déteste. Qui commence et finit dans un cabinet médical. Une journée complètement improductive tant sur le plan professionnel que personnel. Et puis, la tension qui se relâche d'un coup, ça me colle un bourdon qu'à côté, les poèmes de Paul Verlaine sont des hymnes à la joie ! Encore tout ça pour ça.
D'habitude, l'envie d'une bulle me prend environ tous les 5 à 6 mois. Je ne suis pas encore à saturation, mais il serait urgent que le climat (météo, ambiance générale, urgences juridiques) prenne une tournure plus agréable.
L'enthousiasme de la semaine dernière a pris une sacrée claque. Je ne perds pas de vue mon objectif. Mais avec mes deux petits monstres allités, je vais avoir moins de temps à lui consacrer.
Il faudrait que j'invente des solutions de micro-bulle. Quatre jours, c'est un caprice que je ne peux décidément pas m'accorder toutes les 6 semaines !
Parce que là, tout de suite maintenant, mon sas de décompression s'appelle "Delichoc par trois" et c'est tout sauf conseillé en cette période où les magazines féminins vous balancent à longueur de pages, des mannequins filiformes dans des micro maillots de bain. Les sujets phares en ce moment sont : ou la Crise (bonjour le sujet de réjouissance) ou "comment ne pas avoir l'air d'une baleine échouée sur un banc de sable" ( photos de donzelles prépubères auxquelles à mon grand âge je n'ai plus aucune chance de ressembler à l'appui) ou un article croustillant sur le sexe ( au choix, l'orgasme féminin, ce mystérieux inconnu, les trucs et astuces pour rendre votre homme fou de désir , comment lui expliquer les préliminaires ...) ou, les recettes allégées qui sont très loin d'avoir l'effet antistress de trois Délichoc. (Bon si quelqu'un responsable de la communication chez le fabricant de ce biscuit veut sponsoriser un concours officiel en échange de la pub que je suis en train de lui faire, et bien qu'il me laisse ses coordonnées en commentaire ...).
Bon là, je crois qu'il est grand temps que je file sous la couette moi.
Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 8 juin 2009
Je viens de passer tout un week-end à me torturer mentalement, à me ronger d'angoisse. La cause de tout ce stress ? L'inconscience, l'incompétence, le manque de psychologie et le je-m'en-foutiste qui semble gagner l'ensemble de la profession médicale.
Depuis une semaine, mon fils est passé entre les paluches de tous les genres de toubibs précités. Un remplaçant de garde qui visiblement a mal révisé ses cours. Ou alors, la médecine n'est pas enseignée de la même façon, dans les différentes régions de France. J'ai quelques connaissances puisque j'ai passé un diplôme national de visite médicale. Diplôme obligatoire pour exercer cette profession depuis 1993. Tout ça pour avoir un minimum de crédibilité lorsque l'on cherche à vendre un médicament à un médecin. J'ai donc eu une formation médicale pendant 4 mois, et parfois, lorsque je vois les ordonnances que délivrent certains médecins, dont l'incompétente notoire que mon fils a vu ce week-end, je me demande si je n'en sais pas plus qu'eux !! Grâce à son brillant diagnostic et son ordonnance en parfaite contradiction avec ce dernier, mon fils est passé d'une simple infection virale à ... et bien, on ne sait toujours pas vraiment quoi, puisque sa prescription a faussé tous les diagnostics suivants, mais qui se termine tout de même par une surinfection bronchique asthmatiforme.
Les urgentistes pédiatriques ont fait venir quatre personnes à son chevet le lendemain du désastre et pour ne pas paraître trop stupides ou désintéressés, ont tout de même fait faire une prise de sang et ont renvoyé l'enfant sans en attendre les résultats. La pédiatre qui l'a vu deux jours après l'a enfin mis sous antibiotiques mais a évoqué un symptôme mystérieux qui s'il se produisait, nécessitait qu'on la rappelle rapidement. Hors, elle s'absentait dès le lendemain pour toute la fin de la semaine !!!
Évidemment, le trouble est apparu. Re-urgences pédiatriques car au téléphone, on m'évoque un possible syndrome de Kawasaki, qui peut entraîner des troubles cardiaques "alors Madame, il vaudrait mieux lui faire une échocardiographie". Des urgences bondées à cause d'un accident de car je crois, et après trois heures d'attente, on me dit "bof, non, ce n'est sûrement pas ça, il a du vous faire la scarlatine. Le test est négatif, mais ça ne veut rien dire, il est sous antibiotiques alors ..." Et moi de répondre, "heu oui, mais on m'a fait venir pour une écho ..." Et là, vous constatez que cette interne qui a tout juste l'air assez vieille pour que l'encre de sa thèse n'ait pas encore finit de sécher, est complètement dépassée, qui si elle demande un autre avis ou cette écho, elle va se faire renvoyer sur les roses. Alors quand elle vous dit que vous pouvez rentrer chez vous, vous n'osez même pas devenir hystérique, surtout si c'est une image que votre ex-mari essaie à toute force de vous coller sur le dos. Vous rentrez chez vous avec l'estomac qui se remplit par vague d'acide, et de la sueur froide qui vous dégouline dans le dos.
J'ai passé tout le week-end à croire que mon fils était en danger de mort subite et de maudire les médecins, les juristes qui ont inventé et permis la garde alternée, et moi-même. Tout cela en faisant happy face pour ne pas transmettre mon angoisse à mon trésor.
Au final, mon fils aura subit 7 consultations médicales, et à part un diagnostic ferme sur sa bronchite, on a rien !! On ne sait pas ce qui c'est passé. Et ce n'est pas terminé.
Je commence à comprendre pourquoi certaines personnes finissent par se détourner de la médecine scientifique. Pourquoi on finit par haïr ces gens qui font 7 ans d'études au moins pour être sensés prendre notre santé en charge.
Et puis, internet aussi, qui balance des informations médicales, avec des prévisions alarmistes. Soit c'est parfois utile. En ce qui me concerne, heureusement qu'il y avait internet, sinon, je serais sur une liste d'attente pour une greffe hépatique parfaitement inutile !
Mais bon sang, je me demande parfois si ces médecins sont parents !
Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 6 juin 2009
A me relire, je ne me trouve pas très sympathique. On dirait que je suis célibataire et que je n'accorde d'importance qu'à mes enfants et qu'aux chevaux.
Toutes mes excuses à l'homme qui partage en ce moment ma vie, et je lui rends ici hommage. La vie commune avec moi peut facilement se comparer avec un sport de haut niveau et qu'il fasse preuve d'une telle endurance depuis deux ans est assez remarquable.
Pourquoi me direz-vous ai-je donc des propos si durs sur la vie de couple alors ?
Et bien, comme je le disais dans un autre article, je ne suis pas une femme qu'on aime. En tout cas, on ne m'a jamais aimé comme je l'aurais voulu. Et c'est d'ailleurs surtout cela qu'on me reproche... De bouder quand on ne fait pas comme je le veux.
Soit. Je peux donc renoncer, mais je peux aussi espérer.
Je voulais écrire cet article pour ne pas être la seule à réfléchir, même si les choses ont beaucoup changé depuis trois semaines ; ça ne modifiera pas mes décisions, ça ne réchauffera pas mon coeur. Mais je me sentirais plus honnête si j'avoue que les autres ne sont pas toujours coupables. Je ne sais pas être dans la vie, mais, je ne sais pas moi, peut-être qu'un jour mes proches se mettront à manger du foin et là, on finira par se comprendre !
Encore une fois, désolée mon ange si je ne suis pas comme il faut ...
Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

  • : Philosophie de comptoir
  • philo-de-comptoir
  • : Comment garder le sens de l'humour quand vous approchez de la quarantaine, que vous êtes divorcée,mère, handicapée et malade ... Et ben, c'est possible ! Même en étant complètement dépressive !
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus