Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 13:32

Est ce parce que les démographes s'inquiètent des conséquences de l'égocentrisme forcené vers lequel nous poussent les vicissitudes de la société économique en détresse ? "Les indignés" font-ils de plus en plus d'adeptes ? Les téléspectateurs commencent-ils à bouder les programmes de télé réalité où tout n'est que vice, fourberies en tous genres ?

Je ne sais pas... Mais le vent tourne ! En témoignent, l'explosion des ventes du livre "La Délicatesse",  le succès phénoménal du film "Intouchables" et les articles de presse fleurissant à longueur de pages sur l'amitié, la gentillesse, le romantisme.

C'est un sacré virage par rapport aux valeurs prônées par le marketing du début du 21ème siècle, à savoir : chacun pour soi et sauve qui peut, la performance au boulot comme dans les relations, la consommation à tout prix, la provocation toujours plus hard (même Clara Morgane n'arrive pas à suivre, c'est dire !).

Une étude particulièrement alarmante a du être réalisée, parce que dans la foulée, on a créé une journée de la gentillesse et de la délicatesse. Des panneaux ont fleuri dans Paris, portant l'inscription "aime ton prochain" ! Ce à quoi je rétorque : "c'est ça, j'aimerai le prochain !". On va bientôt nous revisiter les 10 commandements à ce train là.

Les sectes doivent se frotter les mains.

Nous en sommes là... Des individus tellement tournés vers leur nombril qu'il faut décréter un état d'urgence et inventer, non pas un nouveau jour férié (on nous a déjà sucré la Pentecôte !) mais une journée où l'on rappelle aux handicapés des relations humaines qu'il existent des sentiments très doux et agréables à vivre comme l'amitié, l'altruisme, la compassion...

Pour l'amour, il y a une fête commerciale pour le rappel à l'ordre ! Chic, avec toute la publicité que l'on fait sur le retour du romantisme, les fleuristes vont être en rupture de stock !

Je me croyais réac, et dernièrement, je me serais décernée la Palme d'or de la gourde ! En fait, je commence juste à être dans le ton. Et pourtant, j'ai failli renoncer après m'être perdue dans l'antre d'un crapaud redoutable. Lui consacrer tout un article serait lui faire trop d'hommage, même s'il serait loin d'être élogieux. Mais c'est vraiment le genre d'homme à vous faire perdre foi en la bonté de l'humanité ! Non seulement, il ferait passer Ycare pour un vague petit péquenot prétentieux, mais il rajoute à la longue liste de ses perversions, une dose de sadisme non négligeable. Celui-là, c'est sûr, la fameuse journée, il l'a zappée. Il n'a même pas du comprendre les mots...

Alors, même si je trouve dommage que ce soit encore un courant commercial qui remette au goût du jour ces valeurs que je croyais à jamais perdues, j'espère que cela marchera encore plus fort que les injonctions sur l'orgasme obligatoire, le tirage de la couverture à soi et le mépris comme arme de protection mentale.

 

Compassion.jpg

 

 

 

 

Longue vie à l'amour courtois, l'amitié désintéressée, la compassion, la solidarité ! Remettons les éloges et les compliments au goût du jour !

Et la cerise sur le gâteau serait que ces imbéciles qui n'ont de respect pour rien, ni pour personne aient une étincelle au fond de leur crâne. En se comportant ainsi, la première personne qu'ils ne respectent pas est eux même...

Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 21:47

Privée d'accès internet pendant plus d'un mois, je n'ai fait, ni le bilan de celles prises en 2011, ni déterminé celles pour 2012. Alors je vais faire les deux en même temps. En plus, je suis assez fière de moi, si je postulais pour une présidence, j'aurais des résultats super probants dont je pourrais me vanter !

Alors :

1) je devais maintenir ma vie sociale. Mission accomplie, je sais qui sont mes vrais ami(e)s, et je sais me tenir en société.

Objectif 2012 : être aussi à l'aise au boulot !

 

2) Je l'ai trouvée cette teigne de fée qui transformait mes histoires d'amour en cauchemars. J'ai mis 25 ans, mais je l'ai eu ! C'était moi !! Et la raclée mentale que je me suis collée, c'est quand j'ai enfin ouvert les yeux sur les 18 mois que je venais de perdre, que dis-je ! De gâcher, avec le pire fléau qu'une femme dans mon état d'esprit puisse rencontrer. Je me suis vraiment traitée de gourde ! Et le ridicule ne tuant (presque) pas, je décrirais peut-être l'engin et ses mécanismes dans un prochain article.

Donc 2012, fin de la loose, rencontrer un homme bien, juste une fois pour voir... Et quand je dis bien, je n'ai pas de critères, juste un qui soit bien pour moi, pas un toxique.

 

3) Le sport en salle, j'y étais presque ! J'ai juste dû faire une pause au dernier trimestre parce que j'avais déjà du mal à rester debout... Alors faire du sport, c'était risquer un accident ballot !

Cette année, je reste en forme, et après le dernier check up, je me tiens le plus éloignée possible de tout ce qui porte une blouse blanche et qui détient éventuellement une seringue !!

 

4) La cagnotte spéciale voyage sera le seul échec cuisant. J'en avais une potentiellement exploitable et je l'ai dilapidée dans les pires vacances de toute ma vie (et celle de mes enfants par le même occasion, ce qui rend cet échec d'autant plus pénible).

Alors en 2012, je voyage agréable ! Ou pas...

 

5) Je n'ai pas pu tester mon niveau de stress à la vue d'un avion. Mais miracle, je n'ai déjà plus le vertige. Je dois surement ça à ma ponette magique qui est une version baie brune de Pégase...

Je tente cette année ? Pffff, même pas peur !!

 

6) Débat sur la famille : je tiens bien la route, mais avec plus de diplomatie. N'en garder que le meilleur en 2012.

 

7) Ecrire. Ben je fais quoi là ? Bon d'accord, une résolution tenue en demie mesure. J'ai trouvé une associée cette année qui brade ses sujets d'articles. On va faire concours ! Le Goncourt, c'est pour 2013...

 

8) Le dressage de ma petite jument d'amour avance bien. Et si on ne maîtrise pas encore tout à fait l'allure, elle ne saute pas elle vole (donc on ne cassera pas de barre) et on commence à respecter les trajectoires.

Cette année, les concours qui piquent, c'est pour nous !

 

9) Ma plus belle réussite : malgré les coups durs de 2011, je reste aux yeux de mes deux stroumpfs, la meilleure maman du monde.  Pour la seconde option, j'ai juste envie de dire : ouf !  Deux électeurs à convaincre c'est très bien. Deux autres, franchement, je m'en contrefiche !

Pour 2012, je voudrais être une maman au top de sa forme, stable et bien dans ses baskets. What else ???

 

Rendez vous le 2 janvier 2013 ?

 

Par Caroline - Publié dans : Textes autobiographiques
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 18:44

Juste une petite publication en passant, afin d'éviter à mes chers lecteurs, la pollution de leur lecture par des pages de publicité...

Mais quand même... Le Père Noël s'est réveillé ! Tout ça parce que j'ai râlé ! Il va falloir que j'apprenne à le faire avec conviction, parce qu'on m'a livré 4 cadeaux en moins d'un mois....

Dans le rubrique urgence, j'ai reçu le vaccin et le voisinage sympa. Je n'en avais pas demandé autant, mais en plus, mon nouveau nid est très chouette et mieux situé, ça voudrait dire que le collège et le centre équestre seraient juste à côté et qu'il faudrait que je me rachète un vélo !

Le vaccin va avec le guide. C'est ce genre de personne qui vous réveille de votre torpeur "gourdasse de service" et vous ouvre une nouvelle page encyclopédique sur les espèces de crapauds. Je croyais avoir fait les pires, mais non. Les filles, je vous le décrirai dans un autre article, c'est une espèce particulièrement fourbe !!

Et les 2J ont enfin conclu, donc il y a de fortes chances pour que les progrès qu'ils me font faire avec ma belette nous mènent tout droit sur les terrains de concours. D'ailleurs, si les pistes n'avaient pas été gelées aujourd'hui.....

 

Je vous souhaite, chères lectrices et chers lecteurs, une très bonne année 2012 !

Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 19:56

Ai-je trop tardé l'année dernière, ou était-elle trop courte ? Ma liste adressée au bonhomme légendaire qui allume des étoiles dans les yeux des enfants ou agite le cerveau des adultes immatures (dont je fais partie...) restera le bide de l'année 2011.

Certes, j'ai repris le chemin du bureau, mais Merlin l'Enchanteur n'a pas fonctionné. Donc c'est un peu comme avoir un vase, sans fleurs à mettre dedans.

Mon conte de fée a suivi la même tendance habituelle (p... de sortilège !!!!) et cela ne m'a pas rendue chanceuse au jeu, ni même inspiré une ligne spirituelle ou publiable.

Pourtant, je n'ai jamais été aussi sage ! A moins que le roi des fêtes de fin d'année ne soit en fait qu'un de ces hommes qui couvrent de cadeaux les garces frivoles et vénales ! Flûte, je n'aurais pas dû jeter ma peau de vilaine ...

Pas grave, je vais m'en acheter une autre et cette année je vais charger les rennes, les lutins, la hotte, le traineau... et surveiller les approvisionnements s'il le faut !

pere-20noel-20liste-20de-20cadeaux.jpgPremière partie : Les urgences !!!

- Un patch, un vaccin antichagrin d'amour. Celui-là dure trop longtemps. Je crois que je préfèrerais me faire occire à la petite cuillère. Dans l'idée, cela me semble moins long et moins douloureux...

- 3 ou 4 kilos en plus (Diantre ! Dire que j'ai passé 25 ans de ma vie au régime hypocalorique... !). Répartis de façon harmonieuse si possible, histoire que mon wonderbra se sente utile et que monter ma ponette magique ne tourne pas au supplice chinois au bout de 35 minutes...

- un nouveau voisinage sympathique, à défaut avec un minimum de sens civique pour que mon nouveau nid soit aussi supportable à vivre que possible.

- Un juge de cour d'appel ne faisant pas partie d'un congrégation quelconque et pour qui le mot "justice"  correspond à la définiton du dictionnaire. Possible si mon avocat fait une excellente plaidoirie...

- un Prince Charmant... Non, je plaisante, un paquet de 10, de la marque Lu. Ben faut bien ça, je les reprends comment sinon les 4 kilos ?

Deuxième partie : Chouchouter mon mental.

- Faire en sorte que les 2 J  restent mes coachs en équitation. Et espérer ainsi pouvoir entamer la saison de concours au printemps 2012 avec ma petite bombe sans nous couvrir de ridicule.

- une lumière, un guide pour sortir définitivement de la forêt de mes sombres pensées.

- un abonnement illimité dans un spa

- un bel ordinateur portable pour écrire sur mon blog, même quand l'inspiration me vient à 4 heures du matin, dans un train, ou en voyage...

Troisième partie :satisfaire mon côté superficiel

- une paire d'escarpins Louboutin taille 37, en noir... (adressez vos dons en commentaire....)

- un autre beau voyage ( au choix : les Seychelles, L'Inde, Les Maldives, enfin tous les endroits où la mer est bleue turquoise et les plages de sable blanc...) histoire que ma parenthèse enchantée ne sombre pas dans les paradis perdus.

- un téléphone portable qui ne m'annonce que les bonnes nouvelles et raccroche au nez des vendeurs en ligne. Et si possible qui fait de jolies photos et vidéos (ça c'est par pure bonté pour ces pauvres rennes, ça leur fera deux trucs en moins à trainer...)

- une montre, parce que c'est joli et que c'est plus agréable que de chercher au fond de mon sac ce foutu téléphone quand j'ai besoin de connaître l'heure (c'est aussi plus pratique et moins dangereux à cheval..).

 

Pour ce soir, ce sera tout, mais il est possible que je reprenne cet article plus tard...

 

 

 

Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 16:56

http://www.youtube.com/watch?v=1wxHEss0hIM

 

On ne me dit jamais rien à moi ! Forcément expliqué comme ça, c'est beaucoup plus clair !! ;-)

 

Le texte de cette chanson est celui qui se trouve entre les lignes, les paroles (bla bla bla...) des hommes qui courtisent les quadras. Enfin, quand je dis "courtiser", c'est parce que j'ai du vocabulaire...

 

Please, Messieurs, soyez juste un peu plus finauds... J'entends mal certes, mais je suis forte en puzzle !!!

Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 14:24

" Pour ce qui concerne l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible." C'est d'Antoine de Saint-Exupéry.

 

Phrase très courte, mais qui colle très bien à ma situation actuelle.

 

Car effectivement, prévoir ne sert à rien, puisqu'il existe dans le temps, des paramètres sur lesquels je n'ai aucun contrôle. La question est : comment le rendre possible et pour quelles raisons se donner autant de mal...

 

Je médite, mais la méditation collective est ouverte...

Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 22:17

h-4-2235351-1285338358.jpgEntre une sombre affaire politique, la parité, le sort des Afghanes et autres consoeurs vivant sous le joug masculin, la colère gronde chez les féministes convaincues. En France on brandit l'étendard des avantages acquis et les slogans sur le long chemin que les femmes ont encore à parcourir pour obtenir l'égalité "homme-femme".

Je suis personnellement très satisfaite de certains droits gagnés par nos suffragettes. Et je reste perplexe devant d'autres combats. Autant ceux concernant la violence faite aux femmes me touchent, autant ceux qui visent à envoyer les hommes aux fourneaux et aux couches me chagrinent.

L'égalité "homme-femme" est par nature, un non-sens biologique. La nature est ainsi faite, que seule la femme (enfin pour l'instant...) peut porter un enfant. C'est révoltant ça ?

Ensuite, qu'elle choisisse de le faire ou pas, c'est déjà un pas de géant. Dans certains pays, les femmes stériles sont au mieux répudiée, au pire assassinée même pas discrètement pour laisser la place à une reproductrice plus performante.

Si une fois le chérubin dans le nid, elle se rend compte qu'elle préfère être au boulot que changer des couches, je me dis que ce n'est pas choquant. A l'époque du Roi Soleil, l'enfant à peine sorti du ventre de sa mère était confié à une nourrice au grand air pour que Madame puisse reprendre ses activités mondaines. Là, je ne vois pas où est le progrès...

Maintenant, concernant l'égalité des salaires, l'accès aux postes à responsabilité, le partage des tâches ménagères... Je dois être trop vieille ou pas assez ambitieuse pour en mesurer l'enjeu.

Ou tout simplement trop fragile. On me dit souvent que j'ai l'air "indépendante" que je suis une femme "forte". Alors qu'en fait, je rame comme une malade pour assumer le choix que j'ai fait de quitter le père de mes enfants. Il ne me rendait pas heureuse et pourtant ! Il maniait le balais avec force dextérité, faisait la vaisselle, gérait l'administratif, était capable de rapporter l'intégralité d'une liste de courses, donnait les bains, changeait les couches et se levait même la nuit pour bercer les enfants. Tellement présent sur tous les fronts que j'ai fini par me demander à quoi je servais... Puisque forcément occupé par toutes ses corvées, il n'avait plus le temps de m'aimer.

C'est super pratique pour les hommes maintenant une femme indépendante. Certes de leur côté, lorsqu'ils vivent seuls ils rament un peu, mais ils s'épargnent la galanterie (ce qui fait que nos bureaux voient l'épidémie de goujâterie se propager plus vite que la grippe A), évitent soigneusement de s'engager dans une histoire (c'est bien connue, dès qu'ils ont la corde au cou, c'est la guerre !) et profitent à loisir des soins de ses femmes indépendantes qui n'ont a priori besoin que d'un seul côté de leur virilité !  Fastoche, on trouve même des hommes objets maintenant...

Alors je vais recevoir un jet de pierres féministe, mais moi je dis non. Je ne suis pas pour l'égalité des sexes. Je ne suis pas forte, j'assume mon devoir d'indépendance par pure volonté de n'être jamais un boulet pour personne ou contrainte de rester parce que je n'ai pas d'autre choix.

Mais peu m'importe qu'un homme gagne plus que moi, s'il a la galanterie de m'offrir des fleurs ou de régler la note du restaurant. Je me moque qu'il ne sache pas remplir le lave-linge, s'il sait en déboucher le filtre parce que j'y ai mis les couvertures du chat sans les secouer. Je me fiche qu'il ne sache pas faire cuire un oeuf s'il sait composer le numéro d'Allo Pizza en cas d'urgence, s'il ignore où se trouve l'aspirateur s'il n'a pas besoin d'un GPS pour trouver le local poubelle. Et enfin, ce n'est pas grave si le lit n'est pas au carré quand je rentre, s'il n'oublie pas le soir venu de m'y prendre dans ses bras en me disant qu'il est bien avec moi...

 

 

Par Caroline
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 18:46

Une-difference-contre-l-indifference.jpgLe phénomène qui a du révèler le gros malaise dans la société du 21ème siècle, est surement l'apparition de la téléréalité. Mais surtout, son énorme succès...  Ainsi, on pouvait être un simple quidam anonyme qui n'avait d'autre talent que d'accepter de se brosser les dents ou étaler ses prouesses sexuelles devant une caméra, et devenir ultra célèbre en quelques semaines, être adulés par les foules... Défiler sur le tapis rouge du festival de Cannes en ayant simplement participé au tournage d'un mauvais reportage sur la vie de gens comme vous et moi, mais enfermés dans un bocal...

Cela n'a pourtant rien de plus extraordianire que ce que fait votre voisine de pallier tous les matins, sauf que là, c'est retransmis à la télévision ! C'est donc un signe de reconnaissance de l'extrème banalité... Je suis perplexe...

Depuis, les modèles du genre se sont multipliés, en creusant toujours plus loin dans l'intime. Les participants de ce genre d'émissions ont touché du doigt les pailllettes de la célébrité. Mais pas pour longtemps... Il y a la queue derrière. Chacun veut son heure de gloire et tant pis si pour y parvenir, on doit être ridicule, machiavélique, calculateur et surtout très égocentrique. Faut que je fasse gaffe, la prochaine fois que je croise un connard, je ferais bien de lui demander un autographe, il se pourrait que je tienne un inédit !

 

Internet a pris le relais. Par l'intermédiaire de tous les sites permettant de s'exposer. Comme ce blog par exemple. Sur Facebook ou Youtube, vous publiez un message, une photo ou une vidéo qui "fait le buzz" et en quelques milliers de "clic", vous êtes célèbre ! On connait votre nom, on veut savoir ce quise passe dans votre vie pour trouver, comment, vous avez pu sortir de l'anonymat et attirer 3712 amis en 2 jours...

 

Maintenant, les petites filles ne veulent plus être maîtresse d'école et les petits garçons, pompiers. Normal, leur institutrice se fait cracher dessus et les pompiers, essuient des jets de pierres. Personne ne se souvient que c'est grâce à cette enseignante qu'on peut lire la presse people et remplir son formulaire d'inscription sur les réseaux sociaux. Et les pompiers sauvent des vies tous les jours, mais quand on les voit à la télévision, c'est lorsqu'ils sont pris à partie dans les batailles de rue, ou quand ils sont morts en ratant leur mission. Forcément, c'est moins glamour...

 

Oui, nous n'avons rien à cacher, rien à montrer, mais besoin d'exister, de briller. Nous sommes dans une société tellement individualiste que le simple fait qu'un de vos "ami virtuel" clique sur "j'aime" ou commente l'un de vos post, vous fait du bien. L'espace d'un instant, cette personne vous a lu, a peut-être eu une pensée pour vous et vous l'a fait savoir.

 

Il y a peu de temps, je me suis trouvée sur les lieux d'un accident de moto. Pendant que je courrais comme une dératée pour secourir le motard accidenté, j'ai vu une personne sur son vélo passer tranquillement, sans même ralentir alors que je hurlais "appelez les secours !!".......(Grand moment de solitude !). J'ai fait ce que j'ai pu et je ne sais pas quel en sera le résultat. Je n'ai pas secouru cette personne pour avoir ma photo dans le journal ou recevoir les félicitations du jury. Je suis révoltée par l'indifférence et par le manque d'émotion qu'a suscité ce terrible accident. A ma manière, j'ai voulu lutter contre. Je ne connais pas ce motard, mais j'aurais aimé qu'il sache que pendant les moments où je me suis occupée de lui, peu m'importe qui il était ou ce qu'il pouvait m'apporter. Sa vie a compté pour moi, son sort de m'est pas indifférent. Certains m'ont dit que j'avais fait ce qu'il fallait et que la suite ne me regardait plus... Moi qui pensais humblement avoir mis une claque au nombrilisme ambiant...

 

Alors oui, j'expose ma vie dans ce blog parce que parfois, il intéresse des humains comme moi qui ont une vague idée de l'altruisme et de la compassion. Qui sont touchés par ce monde du "chacun pour soi" et qui le vivent plus ou moins bien. Et parfois, il rassure, me réconforte dans l'idée que je ne suis pas si seule.

 

Facebook, Overblog, MSN... vous me trouverez partout car j'ai tellement besoin d'amour et tant à en donner.

Je suis dépitée, personne n'en veut. Pfffffff, il va falloir que je mette une photo de mes fesses dans une situation cocasse sur mon profil....

 

 

 

PS : Oui Vivi, j'avoue tout. Je t'ai plagiée. Mais il est trop bien ton titre d'article !

 

 

Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
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Dimanche 11 septembre 2011 7 11 /09 /Sep /2011 21:04

Ils se marièrent, eurent beaucoup d'enfants et vécurent heureux jusqu'à la fin de leurs jours... Je ne sais pas à quelle époque on pouvait encore conclure la magie d'une rencontre et une histoire d'amour par cette phrase, mais une chose et sûre, plus au 20ème siècle, encore moins au 21ème.

Aujourd'hui, cela donne : ils se rencontrèrent sur internet, ou sur un plateau de télévision... Un véritable coup de foudre, ils se marièrent ou plutôt se pacsèrent et eurent un ou deux enfants. Mes statistiques personnelles me donnent à penser que les histoires d'amour modernes tiennent rarement au delà du deuxième enfant, et même pour ceux qui tiennent le choc après le troisième, c'est de la tentative d'escroquerie de la caisse d'allocation familiale ou de la pure folie.

La suite, c'est souvent, au bout d'un certain temps (on parle du cap des 7 ans, mais là aussi les statistiques vont vers une nette diminution des délais), ils se séparèrent. Je vous épargne les étapes qui conduisent à cette fatalité puisque ce n'est pas l'objet de cet article.

Et dans un optimisme quelque peu refroidi, les deux protagonistes firent une nouvelle rencontre. On peut faire simple. Les deux personnages du départ n'avaient pas d'enfants et leur nouvelle conquête non plus. On peut singulièrement corser l'affaire avec au choix, des enfants des deux côtés avec des ex pas simples à gérer, des gardes alternées, des envies d'enfant d'un côté et pas de l'autre, et des passions qui finissent mal...

Bref, après moulte rencontres et séparations, divorce, annulation de pacs, rendu de clefs, on retrouve deux célibataires bien échaudés mais pas complètement résignés.

L'envie d'aimer est encore là, mais.... La gestion du passé se révèle un vrai casse tête. En admettant qu'accepter les enfants de l'autre soit dans le domaine du possible, ces chérubins là ont en général une mère et un père. Les fameux ex donc. Qui eux-même ont en tête, une idée du planning de garde idéal qui leur faciliterait leur roucoulade respective, ou simplement un système d'organisation qui relèvent de la psychopathologie.

Le planning, c'est la partie visible de l'iceberg. La partie immergée, c'est celle qui regroupe les rancoeurs, les désirs de vengeance pour un amour bafoué (ou simplement, le fait inacceptable d'être remplaçable, de ne plus avoir la main mise sur l'autre...), les restes d'une rupture mal digérée, parfois les traces d'une maltraitance affective...

Une amie postait sur son profil Facebook, une phrase du genre : "en plus de gérer son ex, faut-il gérer les ex de l'autre ?"

Je réponds oui dans tous les cas. La question que je me pose c'est : à partir de quel moment ?

Est-ce, à partir du moment où on tombe amoureux, ou même avant (s'il y a une période test ?), histoire de savoir où on dépose ses sentiments ? Ouvre-t-on les yeux sur l'ampleur de la problématique quand on est déjà bien épris et que l'on voit l'autre se débattre avec ses valises ?

D'ailleurs, à quel moment sent-on que les ex vont sérieusement vous compliquer la tâche ? Seulement quand survient l'épineux problème du planning ?

Je me retourne sur mon expérience personnelle, et je ne parlerais que de ma problématique. Mes ex m'ont laissé successivement deux enfants et sept années de maltraitance psychologique, puis une fuite que j'ai prise comme un abandon face à ma santé pas toujours solide. Comme j'ai eu une vie très mouvementée, à cela je rajoute, un profiteur. Je disais de mon ex mari qu'il ne voulait pour femme, qu'un utérus sur pattes capable de lui faire un fils. Celui-là voulait juste vivre sans travailler et j'ai cru qu'il m'aimait, alors qu'il n'aimait que le compte bancaire qui payait les factures. Le dernier traumatisme provient d'un muffle qui me considérait comme une poupée Barbie, un projet dans lequel il investissait pour se faire une compagne conforme à ses propres désirs.

Après un addition salée comme celle là, je m'étais jurée que "jamais plus"... Mais je suis une incurable droguée de l'amour et j'ai replongé. Si j'ai pu sortir les trois protagonistes qui sont passés dans ma vie après mon ex mari, physiquement et définitivement de ma réalité, je gère encore les émotions troubles qu'ils ont laissées et qui doivent rendre mon comportement parfois bien incompréhensible.

Le père de mes enfants est comparable à un cobra. J'aurais beau faire la danse du ventre et lui jouer de la flûte, je resterai toujours sur mes gardes en vue de sa prochaine attaque, même si j'ai mis en place des systèmes de défense un peu partout. Il reste une faille, celle des deux enfants que nous avons en commun... Et c'est son terrain de jeu préféré...

Alors comment faire pour vivre sereinement un nouvel amour encombré d'EX  ? Peut-être en partant du principe qu'on peut faire confiance à l'autre, qu'il ou elle sera différent des autres ? Ok, lequel commence ????? 

 

Par Caroline - Publié dans : Humeur du jour
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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 23:19

bonheur.jpgChose promise, chose due... Cet article est ma réponse à l'article de ma confrère blogueuse sur "la schizophrénie du bonheur"...

Le bonheur, c'est comme la religion, ou le Paradis. On y croit... ou pas. On le cherche, on se documente. Cela fait la fortune de certains auteurs. J'ai bien aimé la théorie de Laurent Gounelle et celle d'Elisabeth Gilbert qui ont respectivement écrit "l'homme qui voulait être heureux" et "mange, prie, aime". Tel le graal, ce sentiment nécessite semble-t-il, un véritable parcours initiatique...

 

C'est une quête universelle, personne ne vous dira qu'il consulte un psychologue, psychiatre, coach ou autre thérapeute, pour apprendre à être malheureux. Le concept même du bonheur doit générer plus de chiffre d'affaire que l'industrie agro-alimentaire ou pétrolière. Vous trouverez toujours quelqu'un pour vous expliquer à quoi il ressemble. Du plus bouffon qui assène "si à 50 ans tu n'as pas une Rolex à ton poignet, c'est que tu n'as pas réussi ta vie..." à n'importe quel slogan publicitaire qui vous garantira qu'avec cet objet ou ce service, vous serez le plus heureux du monde, cet idéal fait vendre...

Il y en a pour tous les goûts... Avec autant de façon de vous éduquer, pour passer à côté !

 

Je ne pratique aucune religion parce que je veux garder ma propre façon de penser. Consulter une psychologue ou un coach me permet d'examiner mon nombril à loisir, sans culpabiliser d'être égoïste. Et réfléchir à deux sur le sujet qui me rend malheureuse est plus efficace et objectif pour trouver un plan B beaucoup moins frustrant.

Ce que je sais, c'est que le bonheur n'est pas un état permanent qu'on pourrait atteindre en cochant "ça, c'est fait" sur la liste de tous nos critères personnels, et qu'il suffirait d'entretenir comme un jardin, à coup de dentelle affriolante pour maintenir sa vie de couple olé olé (si si, ce n'est pas une blague, vous trouvez ça dans tous les manuels de vie amoureuse parfaite...), de dossiers parfaitement bouclés (ben oui, faut bien, pour la Rolex...), de bon petits plats bien équilibrés entre deux séances de sport, d'heures passées avec vos enfants ( ou pas, si votre check list ne comprend pas cette option). Croire que c'est possible, même deux jours, est certainement le plus sûr moyen de ne jamais le ressentir.

 

Je suis incapable de dire "je suis heureuse" de manière franche et convaincue. Mais je gère, et parfois, je m'éclate aussi. Si le bonheur existe dans la vie, je m'entraine super bien à le saisir à chaque occasion. Mon expérience personnelle ou celle d'un membre de ma famille (quand ça vous touche d'aussi près, c'est beaucoup plus parlant) m'ont montré à quel point, seuls ceux qui ont la certitude d'avoir une longue vie peuvent se permettent de se la pourrir généreusement et volontairement, au nom de tous ces idéaux !

 

Alors, c'est ça ma petite idée du bonheur. Saisir les sourires de mes enfants (c'est super court les moments de pure félicité avec ses enfants. Que celles qui nagent dans le bonheur de la maternité tous les jours me jettent la première pierre pour avoir écrit ça !), profiter à fond d'un bon moment (même s'il ne dure que 4 minutes...), faire "hummmmm" quand je mange ou bois un truc qui me chatouille délicieusement le palais, constater que je suis bien, les cheveux dans le vent sur le dos de ma ponette (même si pour en arriver là, le chemin a été laborieux).

 

Bref, le bonheur n'est pas pour moi un état, mais un moment, une sensation. Et dit comme ça, ça semble beaucoup moins difficile à atteindre. Et depuis peu, j'ai assez de recul pour observer de manière clinique, une situation où ces instants sont trop rares ou me demandent trop d'énergie pour les atteindre. Et au lieu de contempler le désastre en me disant que je suis vraiment le boulet du siècle, je cherche un plan B ou C. Si aucune solution n'est satisfaisante, je retire l'option de mon plan de vie. C'est un peu radical j'avoue, mais terriblement efficace. Car depuis que j'applique cette méthode, je pourrais écrire un livre composé d'une multitude de petits chapitres...

 

 

Par Caroline - Publié dans : réflexions générales
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